LA PETITE MENDIANTE
Oh ! donnez un morceau de pain...
J'ai faim!
Je connus un jour l’opulence,
Et je secourus l’indigence ;
Jamais je fis au malheureux D'offense,
Et j'invoquai souvent pour eux Les cieux,
Dans son nid, parmi le feuillage, Le jeune oiseau gaiement ramage ; Pour se nourrir il a le grain Sauvage, Et moi je demande du pain En vain !
Dieu garde la fleur éphémère ;
En sa grande bonté j'espère :
Il est toujours de l’orphelin Le pére,
Et dans le ciel à son chagrin Met fin !»
Un jour des plus affreux que l'hiver nous apporte Elle chantait au seuil d’un avare cruel;
Le riche, en blasphémant, lui refusa sa porte, Mais alors le bon Dieu la fit entrer au ciel.
CHANT DE LA SAINT-JEAN-BAPTISTE
Regarde, à saint Patron, regarde, Agenouillé dans le saint lieu, Ce jeune peuple qui craint Dieu Et qui se confie à ta garde!
Veille sur lui, Sois son appui :
Et de sa prière naïve De sa foi confiante et vive A l'Eternel Porte le tribut solennel.
Que des accords nouveaux, sous les voûtes sacrées. Comme un écho du ciel, résonnent en ce jour!
Que nos fleuves, nos bois, nos plaines diaprées Chantent au saint Patron un cantique d'amour!
Que nos accents s'unissent Aux gazouillements des oiseaux, ux feuillages qui bruissent, Aux doux murmures des ruisseanx !
CHANT DE LA SAINT-JEAN-BAPTISTE
Qu'ils soient une prière æ Qui monte vers les cieux Pareille à la lumière
D'un matin radieux !
Glorieux protecteur de nos rives paisibles,
Heureux ou malheureux nous recourons à toi :
Rembplis nos cœurs d'amour, rends nos bras invincibles, Fais briller sur nos pas le flambeau de la Foi!
Chantez vieillards pieux dont la course s'achève ! Jeune homme plein d'espoir, dis un chant de bonheur ; 0 fils du Saint-Laurent, votre concert s'élève,
Comme un parfum béni, jusqu'aux pieds du Seigneur !
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Paisible laboureur venu de ta prairie,
À genoux dans le Temple en priant tu diras:
«OÔ ma religion, Ô ma chère patrie,
«J'ai pour t'aimer un cœur, pour te défendre un bras !»
Amis, si {a victoire, A fait nos pères immortels, C'est qu’au sein de la gloire Is priaient au pied des autels.
Ah! marchons sur les traces
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CHANT DE LA SAINT-JEAN-BAPTISTE
De nos nobles aïeux, Ils ont cédé leurs places À des fils dignes d'eux !
Seigneur, verse toujours dans nos riantes plaines, Ta céleste rosée et tes douces faveurs!
Que l’humble paysan voit ses granges bien pleines, Que le pauvre à son pain trouve plus de saveurs!
Regarde ! à saint Patron, regarde, Agenouïillé dans le saint lieu, Ce jeune peuple qui craint Dieu Et qui se confie à sa garde !
* Veille sur lui,
Sois son appui :
De sa foi confiante et vive, Et de sa prière naïve
A l'Eternel Porte le tribut solennel.
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HYMNE A MARIE
A MA NÈRE.
Ainsi qu'une lampe rêveuse
Eclaire faiblement une sombre cloison,
Le jour n'éclairait plus le bord de l'horizon Que d’une lumière douteuse.
Dans les bois, dans les prés, au vallon, au coteau
Le silence.était grand comme dans un tombeau; Seulement, en roulant ses ondes, (
Le Saint-Laurent, parfois, jetait de longs sanglots ; Et, dans leurs cavernes profondes,
Pour répondre à ces bruits s’éveillaient les échos.
Mais voici que des voix subites Parmi des sons brillants s'élèvent du saint lieu. Au pied d’un saint tableau de la mère de Dieu Ainsi chantaient d'humbles Lévites :
HYMNE A MARIE
« Prète l'oreille à notre voix,
« Adoucis notre peine amère,
« Ô toi que nous donna pour mère «Ton divin Jésus sur la croix.
«A toi gloire, amour ei louanges, « © la plus belle fleur des cieux !
« Les luths et les harpes des anges « Chantent ton nom mélodieux.
« Méditant son sublime ouvrage « L’adorable Divinité -
« À contempler ta douce image
«Se plut de toute éternité.
« C'est par toi que Dieu nous éclaire...
« Comme, dans la nuit, le soleil
« Par la lune humble et solitaire,
« Nous verse son éclat vermeil.
« L'encens suave à tes pieds fume :
«Enivré des chastes ardeurs
«Que ton divin sourire allume,
« Tout le ciel chante tes grandeurs.
HYMNE A MARIE
« Veille pour nous, brillante Etoile, « Comme la lampe du saïnt lieu :
«Ton regard fait tomber le voile
« Qui nous dérobe notre Dieu !
« Veille, 6 toi par qui l’on espère,
« Comme auprès de son nouveau-né, «Avec souci la jeune mère
« Veille quand la nuït a sonné.
« Dans ce monde n0s tendres mères « Nous entourent de mille soins; :
« Elles pleurent sur ños misères, «Elles préviennent nos besoins;
« Mais on:dit, Ô bonne maîtresse,
« Que tes soins sont plus généreux ;
« Que nulle mère ne s’empresse | « Comme toi de nous rendre heureux.
« Adoucis notre peine amère,
« Prête l'oreille à notre voix,
« O toi que nous donna pour mère «Ton divin Jésus sur la croix. »
LA VENGEANCE