LA DESCENTE DU RICHENLIE U
Ces brises qui frémissent, Ces vagues qui gémissent Et s'en vont tour à tour, C’est l'homme qui soupire, Qui chante, pleure, expire Et passe sans retour ?
Près d'un roc qu'il évite
Le bateau glisse vite
Et vogue en plein milieu :
«À genoux !» dit mon frère, « À genoux ! téméraire :
« Voici le Richelieu ! »
Et le fleuve, en écume Comme un volcan qui fume, Bouillonnait sur l’écueil.
Un bruit sourd et sublime S'élevait de l’abime
Comme d’un noir cercueil.
Et, pour prier la Vierge, Sur le pont de la berge Nous étians à genoux.
Chague parole sainte SemiMait chasser la crainte Et l’écueil laï® de nous,