‹ Essais poétiques [microforme]Chapitre 77 sur 93 · MADRIGAL · texte numérisé non relu

MADRIGAL

Un paisible sommeil enchaînait ma paupière, Puis un rêve bien doux enivrait mon esprit.

Heureux, je souriais quand mon œil s’entrouvrit Alors j'aurais osé maudire la lumière

— Sur la verte pelouse où jouait le zéphyr

Je voyais s’avancer une vierge candide,

Plus fraîche que la fleur, plus pure qu’un saphyr ; Je lui dis d’une voix amoureuse et timide :

—+ Qui t’amène à mes yeux, la plus belle des fleurs ? « Ô toi pour qui je vis! toi qui sèches mes pleurs! « Toi que j'aime à jamais, dis-moi donc qui t’amène ?»

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