A UNE JEUNE RELIGIEUSE
Jeune Vierge douce et candide, Jeune vierge, tu l’a quitté
Ce monde enchanteur et perfide, Ce temple de l’iniquité,
Avant d'avoir penché la tête
Sous le lourd fardeau des ennuis :
Avant d'avoir maudit la fête
Qui trouble la paix de nos nuits!
Tu l'as fui comme la colombe Fuit l'aspect d'un cruel vautour, Ou comme lorsque la nuit tombe L'enfant fuit une vieille tour.
Vierge, ne verse point de larmes, Vierge, chante et réjouis-toi.
Le monde n’a que de faux charmes ; On est esclave sous sa loi.