REGRETS
Quel sort mystérieux nous entraîne à la ville Nous, timides enfants du simple laboureur ? 0 champ de nos aïeux ! ô campagne tranquille ! N'étiez-vous pas assez pour notre pauvre ccpur ?
Je ne suis plus au temps où de ma douce mère Sur mon front, chaque soir, je sentais le baiser ! Au temps où le malheur nous semble une chimère Où le Destin se laisse aisément appaiser !
Des souvenirs d'alors mon âme est toute avide ■ Ils relèvent le cœur lorsqu'il a succombé. C'est le parfum qui reste au vase que l'on vide ! Le feu qui reste au ciel quand le jour est tombé I
Depuis que j'ai laissé les sentiers de l'enfance, Et mes rêves de rose, et ma mère, et mes jeux, Souvent je me suis vu rejeté sans défense, Qomine une feuille au vent dans ce monde orageux !