‹ Essais poétiquesChapitre 21 sur 35 · A MONSIEUR F · texte numérisé non relu

A MONSIEUR F

L'iD des médecins eo chef de l'tiospice civil et militaire d'Ail en ProTence.

Noble mortel! aux jours de ma longue soulTraiice, J ai pu t apprécier 1 oh! non, 1 indifférence N'osa même approcher de ton cœur généreux ; Jamais tu ne fus sourd au cri du malheureux ; Lorsque, dans sa douleur, il imj)lore ton zèle, N'importe le moment, l'heure où sa voix t'appelle ; Tu voles aussitôt vers ce triste grabat , Où la force du mal le retient et l'abat ;

Tu prodigues tes soius : mais la pauvre victime Que la douleur étreint , que la misère opprime , N'ayant pour te payer que des pleurs à t'olTrir, Tristement te regarde, et |)ousse un long soupir. Le malade bientôt se calme à ta parole, Car, loin de temparer de sa dernière obole , Tu lui dis à voix basse , en lui pressant la main ; « Ueposez-vous sur moi des soins du lendemain. »

Ainsi , de l'indigent tu deviens la ressource,

Et lorsque ses besoins ont épuisé ta bourse.

De ton cœur généreux les vœux sont satisfaits.

Pourrais-je énumérer en ce jour tes bienfaits?

Au mois où la saison au malade est fatale ,

Quand les premiers rayons de Taube matinale

(Chassent l'obscurité (jui règne sous les cieux ,

Sans qu'un léger sommeil ait i)u fermer tes yeux ,

Data faible santé faisant le sacrifice.

On te voit parcourir les salles de l'hospice.

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