L.i , tu fais ressentir les elTets de ton art
Du jeune homme à 1 enfant , de l'enfant au Nieillar<l;
Là , par des soins touchants, tu rends la jeune lille
.\ux doux embrassements de sa chère famille;
A tout con^alescent comme à tout moribond
Tu te plais à montrer combien ton cœur est bon.
Aussi. (juand I und'entr'euxfermeaujoursa pau|iière,
Il murmure ton nom, le joint à sa prière
Et ton nom qu'il bénit , «le 1 autel de son cœur, Ainsi qu'un i)ur encens , monte vers le Seigneur. Oh ! que ta mission à mes yeux est sublime' Si de ton zèle un jour tu deviens la victime , Sou>iens-toiqu"à sa mort 1 homme qui fait le bien , Loin de redouter Dieu . l'approche et ne craint rien.
Décembre lR4y.
A MADAMK A F
De ton sourire , jeune femme , Oli ! combien j'aime la douceur I J ai lu sans peine dans ton âme :
Non , rien ne manque à ton bonheur, Pour toi rhori/on de la vie Apparaît ])ur et radieux ; Kt tu peux , épouse chérie , Bra\er le sort capricieux.
Un hunuiie rempli de science, Entre mille a choisi ta main ; Par ses bontés , sa prévenance , Les fleurs naissent sur ton chemin.
Aussi de bonheur et d'ivresse, Ta coupe déborde toujours ; De trois enfants la gentillesse S'accroît pour embellir tes jours.
Chaque fois que leur regard d'ange Dans le tien va se reposer, Ta joie en délire se change , Et , pour leur donner un baiser, Sur ton cœur la main maternelle Les presse et les tient réunis , Comme on voit l'oiseau sous son aile Serrer tendrement ses petits.
Leur présence te rend joyeuse , Leur nom seul te fait tressaillir ; Alors on te voit , mère heureuse , Te bercer dans leur avenir.
Pour ton cœur, enfin , la famille Est un baume , un rayon de miel , De tes nuits l'étoile qui brille ; Elle est ton univers , ton ciel.
cHiaï