‹ Essais poétiquesChapitre 22 sur 35 · L.i , tu fais ressentir les elTets de ton art · texte numérisé non relu

L.i , tu fais ressentir les elTets de ton art

Du jeune homme à 1 enfant , de l'enfant au Nieillar<l;

Là , par des soins touchants, tu rends la jeune lille

.\ux doux embrassements de sa chère famille;

A tout con^alescent comme à tout moribond

Tu te plais à montrer combien ton cœur est bon.

Aussi. (juand I und'entr'euxfermeaujoursa pau|iière,

Il murmure ton nom, le joint à sa prière

Et ton nom qu'il bénit , «le 1 autel de son cœur, Ainsi qu'un i)ur encens , monte vers le Seigneur. Oh ! que ta mission à mes yeux est sublime' Si de ton zèle un jour tu deviens la victime , Sou>iens-toiqu"à sa mort 1 homme qui fait le bien , Loin de redouter Dieu . l'approche et ne craint rien.

Décembre lR4y.

A MADAMK A F

De ton sourire , jeune femme , Oli ! combien j'aime la douceur I J ai lu sans peine dans ton âme :

Non , rien ne manque à ton bonheur, Pour toi rhori/on de la vie Apparaît ])ur et radieux ; Kt tu peux , épouse chérie , Bra\er le sort capricieux.

Un hunuiie rempli de science, Entre mille a choisi ta main ; Par ses bontés , sa prévenance , Les fleurs naissent sur ton chemin.

Aussi de bonheur et d'ivresse, Ta coupe déborde toujours ; De trois enfants la gentillesse S'accroît pour embellir tes jours.

Chaque fois que leur regard d'ange Dans le tien va se reposer, Ta joie en délire se change , Et , pour leur donner un baiser, Sur ton cœur la main maternelle Les presse et les tient réunis , Comme on voit l'oiseau sous son aile Serrer tendrement ses petits.

Leur présence te rend joyeuse , Leur nom seul te fait tressaillir ; Alors on te voit , mère heureuse , Te bercer dans leur avenir.

Pour ton cœur, enfin , la famille Est un baume , un rayon de miel , De tes nuits l'étoile qui brille ; Elle est ton univers , ton ciel.

cHiaï

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