A MONSIEUR M. P
FILS DE iMES ANCIENS ^MAITRES ,
La veille de son mariage.
Jamais pour toi mon cœur n'eut de l'indifférence. Que ne puis-je l'ouvrir pour te le faire voir ! Comme il s'est réjoui des jeux de ton enfance , Il se berce de ton epoir.
Tu me vis contempler ton ivresse première ; Tout en la partageant mon cœur était jaloux Des baisers pleins d'amour que te faisait ta mère , Quant tu dormais sur ses genoux.
On dit ta fiancée et vertueuse et belle , Digne de devenir une sœur pour tes sœurs :
Sache, qu'en apprenant cette heureuse nouNelle, La joie a fait couler mes pleurs.
De celle que le ciel pour compagne te donne , Le nom tout près du tien dans mon cœur est gravé. De plus , je me dispose à tresser sa couronne , Pour ce jour que j'ai tant rêvé.
Et toi, tendre Zéphir, va lui dire à l'oreille Que les vœux de son cœur vont bientôt s'accomplir. Baise ses blonds cheveux et sa bouche vermeille ; Ton message est doux à remplir !
Que l'aurore demain plus brillante se lève. Que son premier rayon vous conduise à l'autel. Couple charmant , que Dieu , réalisant mon nHe , Vous bénisse du haut du ciel !