POÉSIES
A M"' DI-: I>A.\IAUT1\K
Dans ma prièn» au Dieu que Tunivcrs adore ,
Je disais souvent , jeune encore :
Toi, de qui Ion dit tant de bien , Si, pour consoler Ihoinine , ici-bas où tout change,
A chacun tu donnas un ange ,
Par pitié ! montre-moi le mien !
Ta présence fut proin[)te à rassurer mon âme:
A ton aspect , ô nobh* femme !
Croyant >oir un ange des cieux ; Je te fis le récit de mon cruel martyre ;
Kt les sons touchant de ma lyre
De larmes remplirent tes yeux.
Tu mo fis ouhlior (jiK'j étais orplioline , Épouso du grand Laiîiartinel Et je ])us croire au lendeniaiu ,
Quand ta bouche me dit que j'avais une amie ; Quand, pour me guider dans la vie, Tu >ins m'oiTrir ta noble main !
Kt depuis, je ne vois partout dans la nature
Que fleurs , ruisseaux , gazons , verdure ;
Je crois que mes maux vont finir!
Une nouvelle vie à mes yeux se dévoile.
Ton nom , comme la belle étoile ,
Brille au ciel de mon avenir.