XI. Il
PKK K A CE DE LAUTKUli
assez ‘profondément relie question, ils trouveraient, eux aussi, que ce qu’ils appellent avec mépris la religion naturelle est en réalité le plus grand don que Dieu ait jamais fait aux enfants des hommes, et que sans cela, la religion révélée elle-même n’aurait point de ferme assise, point de racines vivantes dans le cœur de l’homme, v
Je me croirai largement récompensé du travail que m’ont coûté ces Essais, s’ils peuvent attirer un [dus grand nombre d’esprits vers une (*tude indépendante, mais respectueuse, des anciennes religions du monde ; s’ils peuvent dissiper les préjugés avec lesquels tant de personnes ont coutume de regarder ces aspirations au bien et au vrai que nous trouvons dans les livres sacrés des Brahmanes, des Zoroastriens et des Bouddhistes, dans la mythologie des tirées et des Romains, jusque dans les traditions extravagantes, dans les grossières coutumes des sauvages de la Polynésie. Je sais fort bien qu’il reste encore des erreurs dans ces Essais, malgré le soin avec lequel je les ai corriges avant de les réunir dans ce recueil ; et je serai reconnaissant envers tous ceux qui me les signale-
P UK F a CE DE L’ADTEÜll
ront, hic préoccupant peu de la courtoisie ou de la rudesse des critiques, pourvu que quelque vérité nouvelle soit mise en lumière, ou quelque vieille erreur détruite à jamais. En revoyant ces Essais avant de les livrer de nouveau à 1 impression, j’ai cru devoir y changer ce que je ne pouvais plus défendre comme vrai ; et quelquefois, mais rarement, j’y ai fait des. additions qui me paraissaient indispensables pour établir ce que je désirais prouver. Toutefois, dans leur ensemble, ces études sont données aujourd’hui au public telles qu’elles parurent d’abord. Je regrette que par suite l’exposition de certains faits et l’énoncé de certaines opinions se trouvent répétés dans différents articles ii peu près en termes semblables ; mais il sera facile de voir que pour qu’il en fut autrement, il m’aurait fallu ou rompre la continuité d’un argument, ou récrire une seconde fois de longs passages. Si les opinions exprimées dans ces répétitions sont vraies et justes, j’ai une haute autorité pour dire que « dans notre pays les choses vraies et les choses justes ont besoin d’être répétées fort souvent. » S’il en est autrement, le fait même de la répétition stimulera la