Puissions-nous, Agni, t’honorer par cette bûche
(t) [Langlois traduit cet hymne de la manière suivante (tome Ier, P- 4M):
1. Agni accueille nos feux et nos offrandes. Exauce nos prières.
2. Enfant de l'offrande, toi que . notre hymne a fait naître, puisse notre piélé obtenir de toi promptement le fruit du sacrifice!
3. [Dieu] magnifique et opulent, digne de nos louanges, nous voulons t’honorer par nos chants.
i. Maître généreux, possesseur libéral de la richesse, écoute-nous, et combats nos ennemis.
5. Du haut du ciel donne-nous la pluie; entoure-nous d'une abondance constante, d'une fécondité sans bornes.
6. Héraut [divin] et toujours jeune, sacrificateur digne lui-même
LES VÉDAS
ô enfant [plein] de force, vainqueur des chevaux! et par cet hymne, ô toi qui es d’illustre naissance!
3. Puissions-nous, nous qui sommes tes serviteurs, t’honorer par nos chants, ô toi qui accordes les richesses , qui aimes les chants et te complais dans la richesse.
4. O toi qui possèdes et qui donnes les trésors, sois sage et puissant; chasse loin de nous les ennemis !
5. Il nous donne la pluie du haut du ciel, il nous donne la force inattaquable, et l’abondance sans bornes.
6. O toi le plus jeune des dieux, qui leur sers de messager et qui les invoques, [dieu] très-digne de notre culte, viens, au chant de notre hymne, vers celui qui «t’adore et qui soupire après ton aide.
7. Car, ô [dieu] de sagesse, tu vas sagement entre ces deux créations [le ciel et la terre, les dieux et les hommes], comme un messager ami entre deux hameaux.
8. Tu es sage, et tu as été satisfait : ô intelligent Agni, accomplis le sacrifice sans interruption; viens l’asseoir sur celte herbe sacrée!
de nos sacrifices, je l'invoque, j'implore ton secours. Accours à notre voix.
7. Sage, et prudent Agni, tu viens à nous par une double naissance; tu es le messager [des dieux]. Ta nature t’a fait notre ami.
8. [Dieu] sage et empressé, exauce nos vœux; accomplis successivement nos sacrifices, et viens te placer sur ce cousa .]
L’hymne suivant, qui est en partie un chant de louange et en partie une supplication, est adressé aux Maruts ou Rudras, les dieux de l’orage :
Hymne aux Maruts ( Rv . I, 39) (1).
1. Lorsque de bien loin vous lancez ainsi toute votre puissance, comme un souffle de feu, quel est l’homme dont la sagesse, dont la [pieuse] intention vous attire? Vers qui allez-vous, vers qui, ô vous qui ébranlez [la terre] ?
2. Que vos armes soient fermes pour attaquer, fortes aussi pour résister ! Puissiez-vous avoir la force
(1) M. Wilson traduit cet hymne ainsi qu’il suit:
1. Quand, ô Maruts, qui faites trembler [toutes choses], vous diri-
gez de bien loin vers la terre votre terrible [force], comme la lumière [descend du ciel], quel est l'homme dont le saci.lce, dont l'hymne vous attire? Vers quel [lieu de sacrifice], vers qui accourez- Vous? ' .
2. Que vos armes soient fortes pour chasser [vos] ennemis, fermes pour leur résister : puissiez-vous avoir la force qui mérite la louange, non point [la force] d’un perfide mortel.
3. O Maruts qui savez diriger [votre course], lorsque vous abattez ce qui est solide, lorsque vous jonchez [le sol de] ce qui est pesant, alors vous passez entre les arbres des forêts et les défilés des montagnes.
4. O vous qui détruisez vos ennemis, on ne vous connaît point d'adversaire par delà les cieux, ni sur la terre : que votre force collective soit vite déployée, fils de Rudra, pour humilier [vos ennemis].
5. Ils font trembler les montagnes, ils arrachent et séparent les arbres de la forêt. Allez, ô divins Maruts, où vous le voulez, avec toute votre famille, comme des gens pris d'ivresse.
6. Vous avez attelé à votre char les daims mouchetés ; le cerf fauve, attelé au milieu, [aide à] trainer le char : le firmament écoute pour vous entendre arriver, et les hommes sont dans l’épouvante.