Essais sur l'organisation des arts en province
„ , . . „ JMP'-cl'Ur des Mufcc» de proTinciî, Membre de I. Société d^ An.in„.i,«. de pr.nce, de n„.ii,at de. Province, de la Société des Aoii.juaire» de NoraMixlie, elc.
PARIS J.-B. DUiMOUUN, LIBRAIRE,
Quai des Augusiios, 13.
Les menus travaux, plans, rêves, humbles avis qui suivent, ont été écrits, la plupart, pour les trois sessions du Congrès des sociétés savantes de nos départements, et les vœux qu'émettaient leurs conclusions, le Congrès a bien voulu les sanctionner, en se les appropriant presque tous. Si j'ai réuni ici ces feuillets épars en une sorte de petit manuel, c'est qu'ils m'ont paru former un ensemble assez cohérent d'études sur les diverses faces de la
question déjà tant tournée et retournée par moi; à savoir s'il est possible de ranimer dans la province le goût et le noble exercice des arts qui jadis y florissaient partout, et de lui faire partager avec Paris la glorieuse suprématie que l'Europe entière reconnaît depuis un siècle à l'école française.
Et même, je ne me défends pas d'attacher une certaine importance à cet opuscule; m'estil donc interdit d'espérer pour lui qu'il puisse souffler une bonne pensée, soit à un conseil municipal désireux de décorer sa ville ou d'utiliser les talents des artistes qu'elle nourit, ou de s'en préparer pour l'avenir; soit à un conseil de fabrique, ayant quelque respect des peintures et sculptures de son église; soit à un conservateur de collection provinciale, ambitieux d'ordre et de bons soins pour son musée ; soit mieux encore, à un homme
de bonne volonté? Or, nous savons tous combien est éloquent le goût éclairé et actif d'un homme de bonne volonté contre l'indifférence de sa ville et de sa province. Je voudrais que de ce petit livre, un cxemi^aire au moins survécût pour apprendre k la province qu'au milieu du xix°« siècle, elle a eu des amis, des amoureux, fuut-il dire, plus préoccupés de son honneur que peut-être du possible, et auxquels il n'a pas tenu qu'elle ne reconstruisît à nouveau le palais de sa gloire, ou que du moins, elle n'en restaurât les plus élégantes façades.
EIV PROVINCE.
DISCOURS