Psychologie, p
ainsi à la racine de nos concepts et nos idées générales sont d'abord et avant tout des idées utiles, pratiques, actives. — En résumé, M. Noël est plus près des scolastiques que des modernes : comme les premiers, il admet que l'abstraction porte non seulement sur des éléments, mais sur des groupes d'éléments; comme eux encore, il estime que la formation du concept abstrait par l'intérêt ou l'activité constructive de l'esprit ne se fait pas en vertu d'une comparaison instituée entre un certain nombre d'objets, en sorte qu'elle serait le résultat d'une perception de ressemblance et donc d'une première généralisation. — Pour lui, au contraire, il suffit d'avoir constaté l'existence d'un concept dans un second objet autre que celui qui lui a donné naissance pour que soit posée la possibilité de l'existence indéfinie du concept. « Du moment qu'une même opération peut concourir à former deux représentations distinctes, il devient évident pour la conscience qu'elle n'est liée nécessairement à aucune d'elles. Sans doute elle n'est pas un processus complet en soi. Elle présuppose certaines données sans lesquelles elle ne saurait se produire. Ces données sont la matière indispensable de l'opération considérée, et en même temps la matière possible de plusieurs opérations différentes. Par suite l'opération ne peut être conçue comme indépendante de la représentation en général. Elle apparaît néanmoins comme indépendante de toute représentation déterminée, notamment de la représentation présente, dont elle est un élément intégrant ^ . »
M. Rabier, bien qu'il accorde à l'attention élective