vol. in-8», Poussielgue
>t. 1 vol. in-8°, Leroux, 1890.
GENERALISATION ET INDUCTION. 31
d'entre eux reconnaissent à la fois et que ce problème est le nœud de l'empirisme et que l'empirisme jusqu'ici ne l'a pas résolu de façon satisfaisante. M. Ribot a écrit : « Los conditions psyclio-physiologiques de l'existence des concepts sont à peu près inconnues; c'est une terra incognita où la psychologie nouvelle ne s'est guère aventurée '. »
Seuls, en dehors des néo-scolastiques, quelques contemporains isolés, tels que M. Rabier ^ et M. NoëP, paraissent penser que le problème n'a pas encore rencontré sa solution. M. Rabier en propose une qui, en certaines de ses parties, voisine de si près avec la solution scolastique qu'on dirait qu'elle n'est guère que celle de saint Thomas exprimée en termes modernes. M. Noël à son tour a émis quelques justes considérations qui, si elles complètent les théories péripatéticiennes, sont loin de les contredire ''.
Les ouvrages du P. Peillaubc, de MM. Gardair et Fiat nous fournissent une occasion toute naturelle de rappeler les anciennes théories d'Aristote et des scolastiques. Il nous sera permis après de nous demander dans quelle mesure le prol)lème est résolu par ces théories et d'ajouter enfin quelques considérations qui, si elles ne contiennent pas la solution dernière et
1. Enquête sur les idées générales. — Revue philosophique, t. XXXII, p. 377. — Reproduit dans le \o[. L'évolution des idées générales, in-S", Alcan.