‹ Essais sur la connaissanceChapitre 6 sur 22 · T. XXXI, p · texte numérisé non relu

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GENERALISATION ET INDUCTION. 33

ridée générale est formée, distincte de la sensation et distincte aussi de l'image. Il s'ensuit que nous possédons un intellect actif qui ne saurait se con fondre avec la passivité organique des sensations.

En dehors d'une réfutation du kantisme et de l'empirisme, tel est bien, je crois, le fond des pensées de M. Piat, tel que lavait vu et critiqué M. Dunan, tel qu'il est difficile de l'adopter. Car M. Dunan reprochait à M. Piat de ramener l'idée à n'être plus qu'une image, et bien que M. Piat s'en soit défendu et qu'il ait cité un texte tiré de sa thèse ' où en effet il dit expressément le contraire, il est clair ou que sa logique l'a mal servi, quand il a cru pouvoir tirer cette formule de ses analyses psychologiques antérieures, ou que son langage, dans l'énoncé de ses analyses, a trahi sa véritable pensée. Car il est bien difficile de ne pas voir que limage d'un objet est précisément la représentation des notes impliquées dans l'objet, moins la note de l'existence actuelle. Je me représente l'Arc de Triomphe, je vois bien dans l'image même que son objet n'a pas l'existence actuelle. La passivité de l'imagination suffit seule à expliquer cette représentation libérée, émancipée^ dit M. Piat, des conditions de l'existence actuelle.

L'erreur où, à notre sens, est tombé M. Piat vient de ce qu'il a pensé que le singulier était la même chose que l'actuel. Dès lors il a cru que l'existence actuelle enlevée, l'universel devait apparaître. Mais qui ne voit que limage que j'ai de l'Arc de Triomphe, de l'Obélisque ou même l'image purement schématique d'un arbre, bien que n'ayant aucune existence actuelle,

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