SPÉCIMEN
D’UNE ÉDITION ET D’UNE TRADUCTION CRITIQUES DU Tao-Te-Kiiig de Lao-tseii.
ARGUMENT DU I" CHAPITIlfe,
Ce chapitre Cit l’cxordc ou le préüiuhule de l'oufragc. Lao-tséu y dcCoit ce qu’il éntend par la Cause ])remièrc, Toriginc des choses et les destiuées de tous les êtres. Mais ayant là-dessus d’autres opinions à exprimer que celles reçues araut lui en Onue et exprimées dans la langue chinoise, il commence logiquement par définir les termes qu’il emploie, les nonvelles acceptions qu'il donne aux mots déjà
connus avant lui. C'est le caractère
tao , composé du radical marche , mou-
vement en avant, cl du caractère additionnel tete = marche intelligente , et ensuite, 0/0/0 droite, chemin de la ntertu , règle de conduite parole ^ qu'il choisît pour désigner sa Cause première y mais eu élevant sa signification jusqu’à l’idée de suprême Intelligence directrice , Raison primordiale , comme le de Platon, de
Philon, de Plotin,de St. Jean et d'antres philosophes. Lao-tseu en définissant son être primordial , représenté par le caractère tao , le dégage de tous les attributs péris.sables, pour ne lui laisser que ceux d'éternité, d'immualHlité et d'absolu. On verra , dans d’autres chapitres de son livre, qu'il lui douue eucorc d'autres noms pour représenter d’autres attributs. Dans son préambule, Lao-tsel* établit que s.i première Cause est étemelle, immuable i considérée sons deux points de n^ue , ou peut distinguer eu elle deux natures ou deux modes d'être: dans le premier, elle ne peut être nommée, elle est sans nom ; c'est le principe du ciel et de la terre , s= c’est sa nature insaisissable ou subtile', = c’est son état de non être ou (f/zteor* poréité. Dans le second mode , cette première Cause peut être nommée ; elle a un nom ; c’est la mère de tous Us êtres ,• ==i c’est sa nature corporelle phénoménaU ; = c’est son état d'être ou de corporèité. La nature insaisissable ou subtile de la Cause première produit toutes les intelligences subtiles insaisissables, et la nature corpe relie phénoménale produit tous les êtres matériels. Mais ces deux natures ont une même source. Elle se confondent dans le tao ou la raison, rxNr£i.j.iGENCfi sü-
PR^MR et PRtMORDIAT.R.
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