PRÉSIDENCE DES STRATÈGES ET AUTRES MAGISTRATS ISSUS DE
l’élection.
Après avoir énuméré tous les magistrats tirés au sort qui paraissent avoir eu le droit et l’occasion de présider
(1) Eschin., C. CUsIph., 19. Andocid., Demysler., 79. Bekker, Anecdota, 1,215, 9 : Ta SixaaTTjpta (lèv ol I-oyurTal xl.ripo'jn , xaTriyopEt dè ô ^ouXopevo;. Cf. Ibid., 310, 5. Suidas, in cû^ûvr,.
(2) Demosth., De coron., 117.
Digitizrd by Googic
L’ORGANISATION JDDICIAIRE.
ordinairement les Hèliastes , nous arrivons aux magistrats issus de l’élection. Les premiers et les plus importants sont les Stratèges. Le commandement de l’armée, en temps de guerre, n’occupait qu’un ou deux des Stratèges de l’année , et la guerre n’étant d’ailleurs que l’accident, ne durait pas toujours. En temps de paix , les Stratèges se réunissaient dans un édifice où ils avaient ce que nous appellerions leurs bureaux (le crpaTryiov ou aTpaTïiyeîov ) ; c’était là qu’ils réglaient tout ce qui concernait le recrutement, l’entretien, l’équipement, la distribution des forces militaires et maritimes d’Athènes. Le Stratègion était, pour prendre notre langage, le ministère de la guerre; c’était là que se dressaient et se conservaient les listes (xaTa>.oyoi) dont on se servait pour appeler, suivant les besoins, un nombre plus ou moins grand d’hoplites ou de cavaliers. Les Stratèges formaient une sorte de comité ou de conseil supérieur de l’armée et de la marine qui jouait le rôle de notre Secrétaire d’Etat au département de la guerre. C’est à ce titre qu’ils saisissaient les tribunaux de toutes les contestations judiciaires que provoquaient les exigences du recrutement et de l’impôt extraordinaire destiné à couvrir les dépenses d’une campagne (1) ; ils déféraient aussi aux juges tous les délits qui se rattachaient au service militaire et que jugent chez nous les conseils de guerre (2). Quand
(1) Ainsi, i propos des charges que la contribution extraordinaire (clospopâ) faisait peser sur la propriété , il arrivait parfois qu'un citoyen en provoquât un autre à un échange de biens ( àvTiSo<Tic ) ; si celui-ci auquel cette invitation était adressée ne l'acceptait pas, il résultait de là un procès où les Stratèges avaient la présidence de la cour. Le procès auquel donnait lieu une àvviSo'ric était toujours jugé par les soins du magistrat duquel relevait le service auquel devait fournir la liturgie refusée. Demosth., C. Phacnip., 5, U.
(1) Ainsi c’étaient les Stratèges qui intentaient ou du moins qui introduisaient devant le tribunal les actions >.eiito7TpaTtou , SeiXio^ , XeiTCOvauviou , Xetnova^iou , dorpaveîoc , Avau|iax‘ou , aOvo|i.oX(o^ , etc.