‹ Essais sur le langage intérieurChapitre 3 sur 33 · UE · texte numérisé non relu

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Ou bien n’est qu’une synthèse d'éléments connus, éclosé peut-être par l'effort des centres supérieurs de l’idéation, très différente, dans l’un et dans l’autre cas, de l’empreinte verbale, que consolident sans cesse des impressions toujours identiques. Il est également clair que le souvenir d’une maison, d’un arbre, d’un objet déterminé quelconque, soit relativement peu persistant, qu'il s’attenue et disparaisse même à la longue avec ou sans lésion, et encore, qu’à la suite d’une attrition de toute la zone visuelle, une cécité visuelle mentale, complète dans ce cas, puisse se manifester. | Ce qui est applicable aux images visuelles doit l'être également aux images auditives et aux images d’articulation verbale, et nous pouvons penser que les paroles entendues ou prononcées étant dans le premier cas des actions sur le système nerveux, dans le second des réactions de ce système nerveux, et des actions et des réactions d'ordre très spécial et présentant toujours une grande uniformité, 1l se soit localisé au milieu d’une région d'emmagasinement des sons, et d’une autre d’emmagasinement des impressions qui laissent les mouvements effectués, dans le premier un centre de mémoire auditive verbale, dans le second un centre de mémoire motrice d’articulation. | Qa.

Quels que soient d’ailleurs leurs substrata anatomiques, nous savons — l'observation la plus vulgaire suffit à nous le démontrer — qu’indépendemment des souvenirs visuels, auditifs, moteurs et graphiques verbaux, dont nous connaissons bien le siège désormais — il existe des souvenirs d’impressions visuelles et auditives non verbales, d’impressions gustatives, olfactives,

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tactiles, des souvenirs de mouvements effectués et encore d’impressions douloureuses et d’actes intraorganiques ressentis.

Grâce à eux, la pensée de l’homme, qui semble s’appuyer toujours sur le souvenir d’une impression passée, quand elle ne se fixe pas sur une sensation présente, dispose de forces nombreuses et variées, qu’elle emploie simultanément ou successivement au moment opportun. Mais ces forces sont-elles de valeur égale ? N'’en est-il pas de favorites ? Quelques-unes, nous l’avons vu, sont des moyens de simplification ; quel est leur mode d'emploi ? Quel est, en un mot, le jeu de ces différents éléments ? È

Il est évident lorsque l’homme pense et que sa pensée se porte sur un objet, ils ne peuvent tous se juxtaposer dans sa mémoire. Ainsi l'idée de mer pourrait évoquer l’image visuelle des vagues, l’empreinteauditive du bruit qu'elles produisent, l'empreinte olfactive de l'air marin, l'empreinte gustative de l’eau salée et l’empreinte tactile de son contact sur. la peau, et aussi la représentation visuelle du mot mer, sa représentation auditive, sa représentation motrice d’artiçulation et sa, représentation graphique. Soit, au minimum, huit souvenirs différents ; (je ne parle pas.du dernier, qui n'existe pour ainsi dire pas chez l'homme normal;), pour signifier : mer. Evidemment cela est trop ; la multiplicité des images et partant l’impossibilité dans laquelle se trouvent les différents départements cérébraux d'en faire l'apport simultané ; peut-être même dans le cas où ils y parviendraient, la neutralisation partielle des souvenirs produits nuiraient à la rapidité de la conception. Aussi

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faut-il simplifier, et c'est ce que fait inconsciemment l'esprit humain. Mais comment simplifier ?

D'abord il n’est pas nécessaire de lire, d'entendre et de prononcer le nom de l’objet ; il suffit d'employer l’un de ces trois procédés : parmi les hommes, sans que l’on ait pu jusqu'ici déterminer les causes de cette préférence probablement innée, les uns le lisent, les autres l’entendent, d’autres enfin le prononcent mentalement.

D'autre part, puisque le. mot sert à remplacer et à résumer toutes les sensations qu’il désigne, l'esprit peut les négliger complètement, ou ne conserver d’elles que la plus importante. Ainsi fait-il ; dans la majorité des cas il-emploie, conjointement avec le mot, l'image visuelle appropriée, dont on comprend aisement la supériorité sur toutes les autres : presque tous les:corps ont une image visuelle, alors que les empreintes olfactives, gustatives, tactiles etc., leur font souvent défaut ; — l’homme se sert plus de la vue que de ses autres sens ; — ses yeux lui donnent du monde extérieur des. notions plus nombreuses, plus complètes, plus précises, dans la majorité des cas que n'importe quel organe.

Naturellemement chez un aveugle, surtout chez un aveugle-né, 1l n'en ira pas de même ; les souvenirs auditits ettactiles prendront chez lui une importante exceptionnelle; dans sa pensée ce seront dessons et-des impressions de contact quiaccompagneront les mots.

Chez l'homme normal, il.est vrai, si l’objet. de sa pensée a de fortes propriétés gustatives, olfactives, auditives, etc., l’image visuelle pourra ou s'accompagner du souvenir de ces propriétés, ou même être complètement remplacée par eux, mais, dans la règle,.ce seront de

simples images surnuméraires, surajoutées au substratum habituel, qui est: |

1° une représentation mentale du nom de l'objet st est lu, entendu ou prononcé.

2° une image visuelle de l'objet.

L'homme normal pense donc avec des mots et des images ; il est à la fois verbal et visuel.

À ce propos j'ouvre une parenthèse : j'emploie ici le mot visuel dans un sens différent de celui qui lui est donné ; être visuel signifie actuellement appartenir à la catévorie des gens qui lisent mentalement les mots de leurs pensées; de même qu'être auditif ou moteur signifie respectivement être de la classe de ceux qui, intérieurement, les entendent ou les parlent. Il y a là une source d'erreurs et de confusions. Bien des personnes pensent qu'être visuel c'est avoir non la mémoire visuelle verbale, mais une bonne mémoire visuelle en général, ou bien ils ne savent comment désigner cette dernière quahté s'ils connaissent la valeur attribuée au terme « visuel »; d’autre part on ne fait dans la nomenclature rudimentaire qui a cours aucune différence entre l'apparition spontanée et l'évocation d’une image sous l'influence de l'effort.

J'ai pensé que de mème que pour la chimie — ou pour tout autre science digne de ce nom d’ailleurs, — une langue claire et précise était indispensable aux études de physiopscychologie et qu'il fallait donner à chaque mot une valeur particulière qui ne puisse prêter à confusion.

Je dirai donc:

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Etre pisuel, c’est avoir spontanément, en pensant ou en parlant, la représentation mentale visuelle — l’image — de l’objet de sa pensée; (wsuelisme), être auditif, lachle (comme l’aveugle-né), olfaclif..….., etc,, c'est en posséder les souvenirs auditifs, tactiles, olfactifs, etc. (Auditivisme, tachlisme, olfactimisme.…)

Etre imaginaleur, c'est parvenir à évoquer, sous l’influence de Pattention et de l'effort, l'image visuelle d’un objet (mago-évocation). Etre auditiveur, gustativeur, factileur sera de même l’acte d'évoquer les sons, les saveurs, les sensations de contact, faudihivo =, gustalivo =, tactilo-évocation).

Etre verbal, c'est avoir spontanément en pensant les représentations mentales des mots appropriés aux sujets et aux objets de ses pensées (rerbalisme); nous savons que ces représentations peuvent normalement se présenter sous différentes formes, selon les individus considérés. J’appelle : verbomisuel, celui dont la pensée a, spontanément, en dehors de tout eflort, pour substratum, la représentation visuelle des mots qu’elle comporte (verbovisuelisme); verbo-auditif celui chez lequel ce substratum est constitué par le réveil involontaire et non cherché d’une empreinte auditive verbale (verbo-auditrvisme ou verbo-audition) ; graphomoleur, le sourd-muet, qui, mentalement, écrit les mots de ses pensées, (verbographie mentale) ; enfin, verbomoteur, celui qui, intérieurement, sans chercher à le faire, les parle (verbo-articu-

lation) (1).

(1) Etre verbo-indifférent sera le fait d'employer indifféremment et à peu près également les deux premiers et le dernier de ces procédés (verbo-indifférence.)

Etre moteur, ce sera se livrer à cette mimique intérieure très développée chez certaines personnes, par laquelle elles effectuent où tentent d’eflectuer tel acte, tel geste appropriès à la rêverie ou au genre de pensées qui les occupent. Ce sera mimer mentalèment sa pensée. Je n’entends pas par là que c’est avoir de cette mimique, de cet acte ou de ce geste une représentation mentale visuelle ; non, c'est vouloir les effectuer et n’en être retenu que par un sentiment confus de la réalité des choses et de la nécessité de conserver une attitude conforme à la situation imposée par les circonstances ; c'est parfois même les exécuter comme il arrive dans la gesticulation consciente ou non, lorsqu'elle est irraisonnée, involontaire ; c’est le plus souvent en commen cer la manifestation, et être brusquement rappelé à soi par le mouvement produit qui, grâce au réveil de conscience que détermine la modification apportée par lui à l’état de l'organisme, fait cesser ce phénomène.

Je complète en disant qu’ être verbo-imaginateur, c'est évoquer l'image visuelle d’un mot (ëmago-évocalion verbale). Etre verbo-auditiveur, c'est en évoquer l'empreinte auditive fauditivo-évocahion verbale). Etre verbo-articulateur, grapho-évocateur, c’est arriver à ressaisir le souvenir dés mouvements nécessaires à effectuer pour prononcer (arkiculo-évocalion verbale), ou pour écrire {#rapho-évocanon verbale), un mot.

Telles sont les grandes lignes etles principaux traits de ce vocabulaire que je compléterai, chemin faisant, dans le cours de ce travail, et qui, avec les modifications et les perfectionnements que l’on voudra bien lui faire subir, aura peut-être quelques chances d’être

adopté. Le préfixe « verbo » revenant très souvent d'une façon peut-être excessive, et étant quelque peu déplaisant, j’atténuerai ce désagrément dans la limite du possible, c’est-à-dire pour la lecture des yeux, en le remplaçant par un Simple », et pour verbovisuel, verbomoteur, verbo-articulation, j'écrirai ». visuel, ». moteur, ». articulation. |

Tout ceci posé, j'en fais l’immédiate application à la discussion commencée. L’homme, disais-je, est. visuel et verbal, c’est-à-dire qu’il a des objets ordinaires de ses pensées à la fois pour chacun d'eux, une représentation visuelle de sa forme et une représentation (visuelle, auditive ou motrice) de son nom. |

Mais l’homme peut n'être que visuel, et il arrive souvent qu'il le soit uniquement lorsqu'il localise sa pensée à un objet déterminé dont la forme lui apparaît seule, sans que lévocation du mot qui le désigne lui soit nécessaire ; il pourra aussi n’être que verbal s’il conçoit des choses abstraites ; ainsi, le mathématicien qui pense a x +bx+c— 0o,ne voit, ne parle, n'entend mentalement que des signes, des lettres ou des chiffres, ce qui revient à dire qu'il n'a que des représentations verbales: si concréteur que l’on soit, on ne peut concréter l’algèbre en images non verbales ; et il en est souvent de même pour une infinité de notions abstraites(vertu, honneur, pensée, etc.), pour les termesqui servent à marquer la liaison entre les mots ou à indiquer la dépendance où ils sont les uns par rapport aux autres — verbes, prépositions, conjonctions, etc. --tous mots que, dans la majorité des cas, nous ne pou-

vons concréter en images non verbales, G. SainT-PAUL.

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Ainsi, dans la même journée, le même homme peut successivement parcourir tous les stades d’une série allant du suelisme pur — qui est généralement l’apanage du demi-sommeil ou de la rêverie faite toute éveillée, et où son esprit ne se représente que les images visuelles

des choses et non les mots qui les désigne — pour:

aboutir au terme opposé, le verbalisme pur, — qu'il em-

ploiera au cours d’un raisonnement algébrique où sa

pensée se concrètera toute en des mots seulement, parce qu'elle est uniquement abstraite --- en passant, bien entendu, par un moyen-terme, celui des raisonnements imposés sans cesse par les conditions banales de l'existence, et dans lesquels le mot et l’image auront une égale importance, parce que ces raisonnements comportent à peu près autant de termes abstraits que de termes concrets.

On conçoit aisément que cette condition d’être umiquement visuel pour les choses concrètes, uniquement verbal pour les choses abstraites, à la fois visuel et verbal pour les choses également abstraites, et concrêtes, soit simplement théorique, qu'aucun de nous ne la réalise complètement, et que l’hérédité, l’éducation, l’âge, le genre de vie, etc. rapprochent certains hommes du pôle « wsuel », d’autres du pôle « verbal », qu'il en est qui pensent presqu'exclusivement avec des images, d’autres presqu’exclusivement avec des mots, et qu’il sera possible., lorsqu'on aura trouvé le moyen d'évaluer les valeurs respectives du mot et de l’image dans un phénomène intellectuel, puis dans une série de phénomènes intellectuels, observés chez le même individu, de déclarer que cet individu est «un

visuel » si, chez lui, les images ont le rôle prépondérant, et qu'il est, au contraire « un verbal », si ce rôle est réservé aux mots. (1)

Dans l’état actuel de la question il est impossible d’arriver à des déterminations exactes: il existe un nombre considérable d'individus dont on ne peut dire avec certitude s'ils sont plutôt des visuels, ou plutôt des verbaux; nous ne pouvons dessiner que des silhouettes, non des portraits scrupuleusement exacts dans leurs détails. Mais ce serait dèjà beaucoup d’élucider un tant soit peu la question, de fixer certains types encore inconnus dans leurs traits et dans leur allure générale, de préparer la voie aux recherches futures, aux méthodes de l'avenir qui — même en pscychologie, souhaitons-le — seront des méthodes de précision.

Ce que j'ai cherché dans ces modestes « Essais » c’est

(1) J’emprunte à M. Mathias Duval les quelques lignes suivantes, relatant une curieuse observation, devenue classique, faite sur lui-même :

« Il y a peu d'années, il ne me serait jamaïs arrivé de ne pas retrouver, au moment voulu, le nom de Kôlliker. Je ne connaissais l’éminent anatomiste que par ses œuvres, je n'avais de son individu d’autre image visuelle que celle de son nom imprimé. Ayant eu l’honneur de faire sa connaissance, ma mémoire s’est enrichie de l’image visuelle de sa personne. Dès lors, tout d’un coup, s’est produit ce fait singulier, que lorsque j'avais à retrouver son nom, c'était l’image, le souvenir de son visage qui se présentait exclusivement, et l'image du nom ne reparaissait pas. Mis en éveil par cette première observation, je l’ai répétée un nombre considérable de fois dans des cas analogues, et j’ai acquis la conviction qu’il y avait une véritable inhibition exercée par la revivescence de l’image du visage sur la représentation de l’image du nom, »

M. Mathias Duval est visuel — au sens où j’emploïe ce mot, Dès que son esprit a le choix entre l’image et le mot, il prend l’image. Ce qui est particulièrement curieux dans son cas, c’est l’intensité et la persistance du phénomène d’inhibition exercé sur l’apparition du mot; la cause en est probablement due et à la netteté extrême de l'image, et surtout à une disposition purement individuelle.

de contribuer à l'étude du langage intérieur que Charcot nous a fait connaître, d'établir la fréquence relative des v. auditifs, des v. visuels, des v. moteurs et des v. indifférents dans la sphère qu'il m'a été possible d'étudier ; de voir si, parmi les mixtes il n'est point de nouveaux types dont l'individualisation soit nécessaire, d'étudier les degrès du visuelisme en allant de ces privilégiés, comme Zola, que le souvenir d’un rayon de soleil aveugle presque, jusqu’à ceux auxquels, ni spontanément, ni même à la suite d’un effort, l'image d’un être cher quitté quelques instants auparavant ne peut apparaître, de controler s’il est vrai, comme l’assure Galton, qu’il n'existe entre le degré, la qualité du visuelisme et l'intégrité des organes de la vue aucune relation, de s'informer si véritablement chacune des trois formes du langage intérieur, n’a point ou pour le visuelisme ou pour le verbalisme une prédilection particulière, c'est-àdire de juger s’il ne leur est pas un degré de visuelisme ou de verbalisme qui leur soit propre ; de chercher s’il n’est pas de moyens de diagnostiquer la formule du langage intérieur d'un individu par certaines particularités qu’il nous dévoile, comme, par exemple, sa façon de se représenter les notions abstraites, enfin de consigner toutes les observations et particularités intéressantes et le cas échéant, d’en déduire des lois générales. |

Les recherches entreprises devaient porter sur un nombre considérable de personnes; on exigeait de chacune d'elles un examen long, minutieux, nécessitant à plusieurs reprises des heures de réflexions ; c'eût été se priver d'éléments précieux que de négliger les personnes désireuses d’apporter leur concours et dont l'éloigne-

ment rendait l'interrogatoire direct impossible. Force était donc d’avoir recouru à une sorte de circulaire où chacun S'inscrirait dans une case spéciale comme appartenant à tel type et offrant telle et telle particularité.

De concert et en collaboration avec le docteur Lacassagne, j'écrivis le questionnaire suivant : (1)

I. Organes des sens. — Vue. — Quelle est la qualité de votre vue ? Est-elle normale ou défectueuse ! Etes-vous myope, hypermétrope, astigmate (indiquer le nombre de dioptries ou le

numéro du lorgnon.) — Acuité visuelle ? son degré? — Anomalies, daltonisme, strabisme etc. — Etes-vous presbyte ? — depuis quand ?

Ouïe. — Bonne ou mauvaise? — Acuité auditive — augmentée — normale, — diminuée ?

Autres sens. — Particularités et défectuosités dans le fonc-

tionnement des organes des autres sens (odorat, goût, tact, etc.)

II. Mémoire des sensations.— Mémoire visuelle — 1°--Avezvous une bonne mémoire visuelle ? — Avez-vous la mémoire des physionomies, celle des paysages, celle des tableaux, etc ? Vous rappelez-vous facilement et longtemps les objets que vous avez vus ? ou au contraire éprouvez-vous de la difficulté à vous représenter les personnes avec lesquelles vous avez de fréquents rapports, les objets que vous voyez journellement ?

2° Vos pensées ont-elles, en dehors de tout effort de votre part, une tendance naturelle à s'accompagner des images visuelles qui leur sont appropriées ? Ces images sont-elles distinctes, précises, colorées? Voyez-vous pas l'imagination, sans chercher à le faire, les objets ou les personnes auxquelles elles s'attachent, ou bien, au contraire, ne pensez-vous qu'avec des mots non accompagnés d’images ? (type du verbal.)

3° Avez-vous une tendance à vous représenter sous une forme concrète les notions abstraites? Comment vous représentezvous les notions d’infini, d’éternité, de perfection, etc.?

(1) 15 mars 1892.

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