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nord du golfe de Snez, à l'endroit où les eaux de rOcéan baignent l'ensablement qui sépare la mer du bassin marécageux dont il a été question plus haut. Or, voici comment les choses se seraient passées : un vent violent du nord, qui dura toute une nuit , venant à concourir avec une fortemarée basse(l),qui se serait ainsi prolongée de six heures et en aurait duré douze , aurait mis à nu et complètement desséché la partie septentrionale du golfe. Les eaux retenues par
(i) Qaaod on lit attentivement le récit de Moïse, Ton ne peut nier qu'un vent véhément (kadim, et non pas un vent d'Orient, car un vent d'Orient aurait produit un effet contraire), n'ait été etnployé par la Providence divine comme l'une des causes secondes qui ont concouru à Taccomplissement du miracle. Mais de marée liasse ou haute, il n'en est pas question dans tout le ch. XIV de FExode. Si l'on veut se livrer à des suppositions et rechercher les causes secondes que la Providence divine a pu mettre en jeu, nous aimerions mieui, pour notre part, admettre un soulèvement volcanique, qui, simultanément et de concert avec l'action du vent, aurait élevé une digue au milieu de la mer, fait refluer les eaux à droite et à gauche, et frayé ainsi une route parfaitement sèche aux Israélites, mais qui venant ensuite à s'affaisser par l'échappement de l'air, aurait englouti les Egyptiens qui s'étaient aventurés sur elle. Dans tous les cas, il paraîtrait, d'après le récit de Moïse, que deui causes ont concouru à la perte des Egyptiens ; les eaux de la mer en se rapprochant et un épouvantable orage au-dessus de leurs têtes, qui probablement commença par jeter le désordre et l'épouvante dans leurs rangs. C'est au moins ce qui semble résulter de la comparaison du v. M du ch. XIV de l'Exode avec les v. 17 et 18 du Ps. LXXVII. Josèphe l'a entendu de cette manière. Donc un vent impétueux et prolongé pour ouvrir la mer, et un orage terrible pour la fermer, peuvefkit fort bien avoir été mis en œuvre dans la perpétration du miracle. En admettant ces deux causes naturelles, nous ne proposons aucune hypothèse, nous ne faisons que signaler deux détails de la narration de l'historien sacré.
ce Yçnt e^tifaprdvn?ire , ne pouyam r€$urisii4rd lepr niveau , auraient , par ce moyen * pi^rw^ à l'a^m^e (r^sf^ël de 4<ér^r traoq^iUenusnt , t^iadJI;» qn'au momem cm le vent cessa, ellbeç seraient resntréçç dans leur 1^, et «uraiçnt ainsi su|)mergé les Egypj^ei^ dp^t l» témérité Avait tenté Iç méjoofi passage que les pébjreux. Ai^i deux causes purement naiureUies coopérant ensen;d)Ie, un vent du qord et la msàré^ b^is^, auraient of^éré le salut des Israélites et amené la ruine des Egyptiens. A ce point de vue, le miracle gît non dans le fait en lui-même , mais dans la prévision du fait« Ni le vent ni la marée ne sont des fiedts surnaturels ; mais ce qui est surnaturel , c'est que Koise a su qu'à un moment donné, le vent et la marée produiraient simultanément le double effet qui s'en est suivi. Il n'y aurait donc eu de miraculeux dans tout cet événement , que la révélation que Dieu en fit à Moïse , et par Moïse au peuple , avant qu'il se f&t accompli et sans qu'on pût humainement le prévoir (I). Comme on le voit, c'est ici une tentative d'expliquer un Tait miraculeux, en laissant à l'action divine la plus petite part possible. Elle est assez grande toutefois si l'on y réfléchit bien ; car la science de l'ave-
(i) V^o$nîiWLLEn, Scholia in Exodwn. C'est ausai le seoUmeot de Micn^Lis, de Ni£BUHr et d'autres critiques. Nous avons été étonné de trouver cette explication a4nii8e par MM. Ropinsok et Smitp, ^^ical fiemrckes in P(Ue$ifnaj etc., pauf^Hf of <Af #^ Sea, p. SI et suiv.
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nir ou h prç^étie «st Tattvièvt éa U S&YÎMlé» anssi bien que ]» tfiuierçx^wfkc^. kx^m t u'e^t^cQ point là la ra^n princîpalequi nous porte à dfmt/w de Te^^p^^ leiice de cette ei^plicatipii. Noua Tadopi^ons 9m» hésiter, si elle yms paraissaitî pouypir »e coud* lier avec Ifi récit de Moïse» et si eUe |^ doun^it pas lieu à des contradictions. Car prédire i]m éTé^Vlçut naturel l^rs de toutes les ^évmw^ liupaain^s, ou suspe^^lre les Ms de 1^ obture , est à uos yenx que seule et mêo^e chpse ou à pe\i prèi^t Maûs voici ie^ ra^ sous qui nous euipècbenjt de uai^s rauger k TopuiiQu que nous vfîuous (le rapjK)rter. D'abord uu ▼e^t qflj chassie les eaujiL du nord au sud , qui balaie et 4pssèche une plage, u'est pas une mer fendue^ qui forme des murs éCtau à droite e( à gauchie, et au milieu de laquelle descend tout un peuple. Ensuite, un bras de mer de quelques centaiues de pas de largeur ne présente ni cqmme espace , ni pomme profondeur une assez vaste étçndue de lerraiu pour y faire périr ujie armée de six cent^ cbaripts., de nombreux çjavaliers et une infanterie en proportion^ Au moyen de cette solution eufin , Tou ne pourrait pas e^.U<|uerf qu'ayant sw les Israélities l'avapt^ge que leur ^ç^naient leur cavalerie et leurs chariots^ les Egyptiens n'eussent pas songé à tourner la pointe du golfe pour atteindre leurs ennemis à Tautre rive y plutôt que de les suivre dans le chemin insolite où ils s'étaient engagés.