SIGNES DE VIE
Ce sera l'honneur de notre génération d'avoir compris que la situation nouvelle de l'humanité exigeait des conditions apostoliques nouvelles. En plus des Mouvements généralisés, masculins et féminins, qui sont de haute tenue et de grand rendement, l'immense effort qui a produit les
Essor ou déclin de r 'Eglise 84
Mouvements spécialisés les pousse à découvrir sans cesse les moyens de travailler la masse indifférente, à la manière du levain. On constate maintenant l'influence réelle exercée par les générations montantes sur la famille, la profession, les commiinautés naturelles de vie, et même les Institutions. Tous concourent à cet immense labeur : la Paroisse qui cherche sa voie communautaire et missionnaire; le clergé qui repense TapoSlolat et anime les militants; les apôtres laïcs qui pénètrent le tnilieu; enfin, certaines formules — Mission de France, Mission de Paris, — qui, le plus souvent en marge de la Paroisse, mais toujours en liaison avec elle, constitue sa pointe avancée.
Il faut conclure. A qui ferait-on croire, après cette seule énumération, que l'Église se meurt ? Est-on fondé, en face d'un tel bouillonnement, à parler d'agonie ? Ces grandes forces qui traversent l'Église, ces vagues de fond qui la soulèvent, ne sont pas des signes de mort. Elles trahissent la montée de la sève, la poussée du printemps.