Kirmany, JU
Tous ]es plancliers icy ne sont que voules, sakvc, de diverses figures aussi foules plâtrées et bien travaillées et unies. Le lieu où ils reliront tous leurs habillements, meubles de table
et lit, est d’ordinaire une petite antichambre obscure qu’ils appellent zendouk kroné' (maison des coffres), ayant làquelques coffres assez mal faicts et couverts de peaux peintes, et ce assez grossièrement, d’autres, ce qui est plus ordinaire, moutaaref\ plient le tout dans une espèce de tavoille.
Pour leurs lits, icy, il ne faut point cliercber d’impériales, de pa\illons et de lits à colomnes. Seulement, pour dormir, ils jettent par terre un matelas de coton ou de laine, puis une couverture pour se couvrir. De linceuls il n’y a point de nouvelles; aussi ils n’en ont point affaire, puisqu’ils dorment tout habillés, ne laissant que leurs habits d’honneur et de dehors.
De beau linge comme en France où l’on se picque d’avoir quantité de serviettes, de draps, de nappes, qui comme biens presque immeubles passent du père aux enfans, icy rien de tout cela. Lue ou deux chemises pour chacun (c’est bcaucouj)), qui sont en exercice tant qu’elles durent ou peuvent alternativement endurer la lessive. Ils les portent courtes, aussi ne les font ils jamais entrer en leur haut de chausse, ioiiibon\ mais les laissent pendantes.
Vous verrez en esté un kazclbache ou autre bien couvert se promener sur le bord du ruisseau ou rivière, cependant que le f/azoï/r" ilavandier), lavera sa chemise et veste, la séchera au soleil, puis luy la revestissant, voudra paroisire aussi curieux en linge blanc que nos damerets.
Dans chaque maison et dans les chambres de plus d’appareil