‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 105 sur 276 · Gazour, blancliisscur, jj'S^ou · texte numérisé non relu

Gazour, blancliisscur, jj'S^ou

seront des haouzes comme bassins d’eau, qu’ils font venir de la rivière ou du puits. Ceci sert pour faire leurs purifications, ainsi qu’il sera dit pour la prière. Ces Jiaouzes emportent, chaque an, quantité de petits enfans du logis qui, tombant là dedans se noyent, car ces haouzes sont à fleur de terre, profonds de la hauteur d’un homme, car la loy ordonne que pour pouvoir faire le téharet'- (purification légale), il faut qu’il y aye pour le moins trois pieds d’eau dormante, ce qu’ils appellent (suffisante quantité d’eau pour eslre légale) ; car pour la courante, quelque peu de profondeui- qu’elle aye, cela suffit. D’ordinaire, dans ces haouzes, l’eau est si corrompue et si puante que pour peu d’agitation qu’on luy donne, elle est d’insupportable odeur. Des vers,, /i7'/7«e ^ là dedans sont à l’infini. Nonobstant, avec celte belle eau puante vous les verrez se gargariser la bouche en écrasant là dedans une infinité de ces petits vers dont cette eau est presque toute composée, ils s’en laveront la face, roii^, et les yeux, de sorte qu’il semble que Dieu les aye aveuglés de chercher à se purifier avec telle avoirie. Enfin, raccouslumance l’emporte qui ne leur permet pas de faire réflexion sur ces immondices, la loy et religion et nécessité de l’acquit de son obligation l’emportant.

Icy la coustumc est de s’asseoir en terre sur des lapis, et ce en façon de tailleur, les jambes croisés, à quoy ils sont accoustumés de jeunesse. Toutefois par honneur, devant des personnes de qualité, l’on se met sur ses genoux, assis sur ses talons jusques à ce que, par faveur, celuy-cy vous dise, feraquet bach*, mettez-vous à vostre aise.

La première chose que Ton présentera par honneur sera le galion ou tabak ; si Ton passe plus outre, sera le cavé^ qui est

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