‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 120 sur 276 · Elfal · texte numérisé non relu

Elfal

6. Sebzvary, originaire de la ville de Sebzvar, dans le Khorassan, ^

Quant aux mariages, icy au plus tost les pères et mères marient leurs enfans sans eslection d’iceux; car icy pour un jeune homme, faire l’amoureux transi, donner des aubades à sa maîtresse, cela ne se fait point icy, les femmes ne se laissant pas voir. Icy, les entremetteurs sont les femmes qui vont et viennent abuser l’une et l’autre partie sur le compte de leurs belles qualités, faisant accroire au jeune homme que c’est le plus beau visage, la plus riche taille, un port de reine, de sorte que cet Ixion prend une nuée pour une renlite ; il promet tant pour la dot de sa future espouse et d’ordinaire plus qu’il ne peust tenir. Cette dot doitêtre païée àlafemme en cas que celuy cy, un jour, veuille la répudier. L’accord fait, le marié doit envoyer tà sa promise le hachligiic \ qui est de l’argent pour babiller et ameublersa bien aimée. Icelle doibt avec cet argent en mettre au double, de sorte que pour dix tomans par exemple de hach- Urjue^z<i sont trente qu’il faut employer en vestements de femme, Jiimtené- , roiipak emberché ’ et autres guimpeset guenilles qu’il faut pour attifer cette banque, car icy les habits de femmes leur paroissent plustost à charges et à bouchons qu’à enjolivements. Ces habits, ameublements de la maison, du bain, esbab’% y rak krojié^ hammam'^ , les parents de

la fdle les font voir aux parens du marié, les font estimer au double de ce qu’ils valent pour faire voir qu’ils ont doublé le bachUyue (argent envoyé), et au delà.

Le jour delà nopce, aroussi^ estant déterminé, tous les parens, kaoiim krich^, des deux côtés assemblés, on fait venir le

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