‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 129 sur 276 · Mamatchèh, a^-UU · texte numérisé non relu

Mamatchèh, a^-UU

Un enfant sera icy émancipé à quinze ans et avant ce temps là, malheureux est le créancier qui a des debtes à prendre en celle maison où sont des ‘(pupilles), qui ne sont pas baleg^{n.àolescents) ! car, soubs prétexte de garder le droict de ces petits, l’on faict injustice notable au demandeur en le faisant attendre un très long temps après son bien.

Pour faire juger un tel émancipé, l’on le mène chez le kazi, qui considère son visage, lui demande son âge, puis en bon persien luy dira, Cheiton ber 2^011 dite tou omed^ (le diable est-il venu de nuicl sur tes espaules)? voulant dire la qualité du boucq, et iceluy disant aré, ouy, il est capable de vendre et d’aliéner. Si quelque fois pour grandissime nécessité le mineur estoit obligé de transiger quelque affaire, alors le kazi luy assigne un procureur, vekil\ dont les transactions sont légitimes.

Icy, le service se faict par servileursqui, chaque an, ont gaiges déterminés, les païer, c’est autre chose, et aussi par esclaves, (joidom ^ Les voulant faire azad^ (libres), l’on prend un papier de liberté du kazi. Les uns d’iceux sont blancs et sont amenés icy de Géorgie, Mosquovie et Circassie; d’autres sont noirs, et viennent de l’Inde, les plus noirs viennent de l’Éthiopie. D’ordinaire, on les mariera dans la maison à d’autres esclaves, et tout le mesnage est entretenu par le maistre. Leurs enfans ne sont pas libres, mais kroné zad"' (nés dans le logis), et ceux là ne sont point à vendre, ains les maistres les eslèvent et les pourvoyent le mieux qu’ils peuvent selon leurs aptitudes, cabelied .

i . Yelim, orphelin,

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