Doummel, furoncle
d’où vient que lorsque les gensicy voyent un atechek qui pourrit et emporte sou homme, incontinent ils l’appellent atechek franyi.
Icy, trois chosesconcourent à les poyvrer: les bains, lesfemmes, les razouëres et le boire. Icy en chaque quar refour, tchehar sou\ il y a des sakka (donneurs d’eau à boire), et ce particulièrement en esté, qui, avec un meschant pot donneront à boire à tous ceux qui en veulent ; après leur donne un khasbequi qui veut. En d’autres lieux seront des piterres, commercé pleines d’eau à boire, avec cela un pot de terre qu’un voisin par dévotion aura légué par kasde tsouab ® (intention de mérite), car ils pensent que entre tant de beuveurs d’eau, quelqu’un plus recognoissant, ensafi\ pourra dire en son cœur, kroda hech biamoiirzed% ({uo: Dieu luy pardonne ! Et comme ces maladies sont communicables, moiisri^, voilà un canal, meiwer’' ^ pour n’en manquer pas.
Le razoir, tigiie^ ^ du barbier, dellak, qui aura razé une teste ornée de ce frontelet sera pour le rappliquer sur une autre. L’immodicité des bains, comme il sera dit, en gaste beaucoup qui n’ont jamais veu de femmes à cause de leur bas âge, de sorte que, icy, la pluspart de leurs faiblesses de nerfs, douleurs, lassitudes, fluxions et mauvaises compositions de ces corps qui ne vivent point à âge d’homme sans estre tout blancs et cassés, ne procèdent que de ce mal, qui icy, les deux premiers mois, se faict paroistre parbubes, pustulesqui viennent au front, au visage, à la gorge, àla bouche, de sorte que cela est hideux à voir. Icy ils disent qu’il ne faut faire aucun remède de peur d’irriter le mal, lequel