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du costé d’Orient à quelques 115 degrés. Toute la latitude de ce royaume sera comprise entre les 24 et 45 parallèles; par conséquent, son terrain contiendra 21 degrés de latitude. L’on observe que le tropique du Cancer ne passe pas précisément au Bender Abassi, ains avancera en mer quelques lieues.
Ce grand royaume (qui, pour estre destitué d’eaux, est pour la plus grande part stérile, plein de déserts, quoyque la terre de soy soit fort bonne et capable de produire quelconque semence que l’on lui voudra confier, supposé que elle soit arrosée autant qu’elle en a de besoing, ses montagnes sont stériles, arides, de rochers espouvantables , sans broussailles ni arbres en la plus part), a pour ses principales provinces ou parties principales Gurgistan , terres conquises sur les Ibériens, Azerbaijon ', Mazandran , Korasson, Savoleston% Kandahar, Sigiston %
1. L’Azerbaïdjan, l’ancienne province de l’Atropatène, était, au xvii® siècle, séparé de l’Arménie par TAras (TAraxe) et de l’Iraq par le Qizil-Ouzen (la rivière rouge) ; il est borné à Test parle Guilan et la mer Caspienne, à Touest par le Kurdistan et l’Arménie. Cette province comprenait les districts d’Erivan et du Qarabagh et ceux d’Ardebil, d’Ourmiah, de Tebriz, de Meraghah, de Khoy, de Khulkham, de Sirab, de Guermroud, de Saouq-Boulagh, de Qaradagh, de Nakhchivan et de Miskin.
« L’Azerbaïdjan est divisé en neuf districts et renferme vingt-sept villes. Le climat de ce pays est généralement froid, sauf quelques localités où il est tempéré. Ses bornes sont l’Iraq Adjemy, Moughan, le Gurdjistan, l’Arménie et le Kurdistan Anciennement, la capitale était Meraghah ; de nos jours, c’est Tébriz. Les
Turcs se sont emparés de cette ville en 993 (1.585): ils y ont construit une vaste citadelle pour y loger une forte garnison, et la population se compose presque exclusivement de Turcs. Il ne reste plus qu’un petit nombre de Persans, qui ont à supporter le joug le plus dur; quant à l’ancienne population, elle a été ou massacrée ou emmenée prisonnière dans le pays de Roum et de Tlraq. » Zmet oui Medjalis.
2. Le Zaboulistan s’étend au sud de Balkh et du Tokharistan et sépare leKhorassan de TInde. Ce pays, dit Yaqout, est fertile, mais le climat est très froid. Ghaznah était la capitale du Zaboulistan.
3. Cette province porte les noms de Sedjestan, Seguestan, Seistan et Sistan.
« Le sol du Sedjestan, dit Istakhry, est aride et sablonneux : la chaleur y est très grande et le palmier y vient bien ; la neige y est inconnue. Le terrain est uni et on n’y voit pas de montagnes ; les plus rapprochées sont celles du canton de Ferah. Le vent y souffle sans interruption et avec assez de force pour faire tourner les meules que les habitants ont établies de tous les côtés ; il transporte aussi d’un lieu à un autre des masses considérables de sable, et sans les précautions minutieuses des habitants, les villes et les bourgs ne tarderaient pas à être engloutis par le désert... La capitale du Sedjestan avant Zarendj était Ram-Chehristan. Les
Ærak, Ousiston', Loureston, Kourdeston, Cetle particule de eston en langue Persienne respond à celle de eus en la latine, comme ferreiis^ igneus.
Dans chacune de ces grandes provinces sont des Beglerheguis- (grands gouverneurs, seigneurs des seigneurs), et ceux-cy ont encor quantité de Kans soubs eux, qui sont posés et déposés seulement par le Roy. Ces Kans icy savent combien par an il faut pour païer la milice qu’ils doivent entretenir des revenus qu’ils tirent des pais, et estre prêts de marcher eux et
palmiers et les dattiers viennent en abondance dans ce pays. Les indigènes sont d’une constitution robuste et d’humeur belliqueuse : ils sortent dans les rues
de leur ville un sabre nu à la main Les Sedjeslaniens sont de race persane;
tous leurs docteurs, sauf de rares exceptions, professent le rite hanéfite. Les femmes sont gardées avec une extrême sévérité; elles ne sortent jamais du logis, ou, si elles sont obligées d’aller chez leurs proches parents, elles s’y rendent de nuit. « Dictionnaire géographique de la Perse, pages 301-302. Cf. La notice consacrée au Sistan par John Macdonald Kinneir dans le Geographical memoir of lhe Persian Empire. Londres, 1813, pages 189-193,
1. «Le Khouzistan, appelé ainsi des Kbouz, peuples qui l'ont habité, est une province de la Perse terminée au nord par les pays de Saïmer, de Kerkhe, de Roudbar et parles montagnes du Louristan jusqu’à Djilè; à l’ouestparle pays de Vassit, au sud, depuis Abbadanjusqu’à Mehrouïan et Deurak, parle golfe Persique, ensuite par la frontière du Fars ; à l’est par la rivière de Tab, laquelle coule entre les pays de Fars et d’Ispahan, reçoit quelques rivièresdu Khouzistan et se jette dans la mer à peu de distance de Mehrouïan. Cette province qui est entre le Fars et le district de Basra touche à l’Irak arabe, au Kurdistan, au Louristan et au Fars. La partie du golfe qui la borne depuis Mehrouïan jusqu’à l’autre extrémité vis-à-vis d’Abbadan s’appelle Guerendil.Touster etDjundi-Sabour sontles seuls endroits où il y ait des montagnes et des sables. Le reste de ce pays est uni et fertile. Il ne s’y trouve nulle part de la glace ni de la neige, si ce n’est dans le canton deRam-Hormouz. L’air du Khouzistan est chaud, ce qui est cause que les dattes y viennent bien, de même que les autres fruits et les grains. Il y croît beaucoup de cannes à sucre, particulièrement à Asker Moukrem, mais c’est un climat malsain. Les habitants parlent l’arabe, le persan et le langage des Khouz. Ils ressemblent aux gens de l’Irak, étant pour la plupart de mauvais naturel et avares, jaunâtres, de faible complexion et maigres. 11 y a des Musulmans, des Guebres, des Juifs, mais peu de chrétiens.» Hadji Khalfa, Djihan Xuma. Cette notice sur le Khouzistan a été traduite par Otter et insérée dans son Voyage en Turquie et en Perse, tome II, chap. v, pages 49 et 50. Hadji Khalfa s’est borné à traduire le texte arabe d’Abou Zeïd Balkhy reproduit par Yaqout dans son Moudjem el bouldan. Cf. Barbier de Meynard, Dictionnaire géographique de la Perse, pages 217-218. Les villes principales du Khouzistan sont Touster, Ahwaz, Asker Moukrem, Tib, Djoundi Sabour, Sous, Ram Hormouz, Dizfoul, Houweizèh, Daouraq et Hisni Mehdv.