‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 15 sur 276 · JiijySZ · texte numérisé non relu

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leur suite en campagne, lors que le roy les mande; en outre, il faut qu’ils donnent aux coffres du roy tant par an, encor au grand vizir, (appuy des richesses) outre quelques

présents qu’il leur convient faire, de bienséance, aux grands de la Cour qui ont l’oreille du Roy, pour avoir de l’appuy. Outre ces petites provinces où sont les Kans , sont encore des sultanies ou petits pais, que un petit gouverneur appelé Sultan commande; et iceluy comme les autres est posé et déposé du Roy seulement.

L’air de la Perse est sec et froid en ses saisons; quant au pais du Gilan et Mazandran, froid et humide à raison des marais qui, ne se deschargeant point dans la mer, rendent ce païs-là humide ce qui rend l’air très fascheux. Icy est le proverbe, lorsque l’on envoyé quelqu’un, quoyqueen office de commandement ou lucratif, en Gilan, par raillerie l’on luy dit, Kessira ne kochti dozdi ne kerdi âïé kroné k arabe tchera Guilan inirem ^ Tu n’as tué personne, tu n’as point dérobé, est-ce que ta maison tombe en ruine, pourquoi vas-tu au Guilan?

Ce païs-là seul produit la soye, qui se transporte d’icy en Alep, Smirne, Ligourne et Yenize, non point en telle quantité que l’on nous vouloit faire croire ; car, si en la Perse les habits de soye estoient communs comme en Occident, il faudroit rapporter icy de la soye d’autres païs.

Le païs de Corasson produit quantité de ro (cuivre), mais aigre, et s’il n’est allié de celui qui vient d’Occident, il n’entre que difficilement en ouvrage. Le païs de Yezd et du Kirman produit des laines [teftiky fines que l’on a portées en Occident pour voir si elles se peuven! feutrer en chapeaux.

A présent, les gens icy sont fort en cervelle touchant les

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