‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 151 sur 276 · Ahek · texte numérisé non relu

Ahek

EN L’AN IGÜO

et crorpiincnt, zernik^\ ils se rappliquent là où ils ont du poil qu’ils veulent faire tomber. Icy, il faut estre attentif, car lorsqu’ils s’aperçoivent que le poil se laisse arracher facilement et est comme détaché par la qualité caustique de cette drogue, incontinent, il faut jeter de l’eau froide dessus pour arrêter son action, autrement les vésicatoires des cantharides n’y feront jamais œuvre.

D’aucuns qui ne veulent pas tant noircir ni durcir leur peau, car ce muré noircit et durcit un peu le cuir, se font arracher le poil l’un après l’autre avec des pincettes, menkach^^ qui est une assez grande douleur pour les obliger à ne point défaire ce que la nature par honneur a faict. Notre homme ainsi deschargé de crasse et de poil retourne dans le rakht ken ; là, il respire un air un peu plus frais que dans ce lieu estoufPé, qui n’a de jour que par en haut et est encor fermé par des lozanges de verre, goum^. Là il se rehabille et paie le hammondar (baigneur ou maistre du bain), qui est à la porte pour regarder qui va et vient, veiller à ce que les habits ne soient point volés, et que celuy qui sort le premier ne descharge celuy qui sort le dernier. Icy se sont trouvés des tirelaines, qui entrant dans les bains, se feignoicnt serviteurs de M. un tel, qui est dans l’étuve ; ils ployoient tout le bagage du mirza dans un paquet, et se présentant pour sortir, ils disoient estre serviteurs d’un tel mirza et avoir commandement d’aller au logis quérir promptement de nouveaux habits et ce pour rechanger, et ainsi^ ils ne pouvoient pas estre condamnés d’avoir dépouillé le mirza, mais bien, ne retournant point, ils l’avoient laissé nud.

Les nouveaux mariés, kuraken, sont menés au bain avant la nopce par leurs camarades. Le hammondar alors par honneur

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