‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 152 sur 276 · Djam, verre, vitre · texte numérisé non relu

Djam, verre, vitre

lîSTAT DE LA PERSE

estend un lapis dans le rakte ken ; le nouveau marié desfraie la compagnie, quitte sa vieille cahaye qui appartient au hammondar et en revest une neufve,

La dépense d’une personne qui se fera donner toutes les douches et cérémonies du bain reviendra à huit sous et non plus; d’aucuns, pour avoir plus de plaisir au bain, feront koii- 7'oiik, c’est-à-dire empescheront le monde d’y entrer jusques à ce qu’ils aient faict. La dépense sera de cinq abbassis ou neuf Ib.

Les hommes peuvent aller au bain depuis les trois heures ou quatre du matin, que, sur les bains, un homme avec une conque marine, trompette pour adverlir que les bains sontprests, et que vienne qui voudra. Depuis ce temps là, les hommes sont reçus à y venir jusques à huit heures du matin. Après qu’ils se sont bien tantouillés dans ces eaux et y ont laissé des îles de crasses flottantes, les femmes y viennent à leur tour ; elles achèvent d’époissir ces cloaques de leurs infections, qui empuantiroient le papier qui voudroit descrire leurs façons de faire aux bains, auxquels la loy et la conscience les obligent pour se purifier dignement. A peine peust-on penser aux ordures et fanges et aux eaux puantes qui sortent de ces lieux, que le cœur ne bondisse.

Proche des bains sera le mengelab ' qui est une grandissime fosse où l’on descharge toutes ces eaux qui, après avoir servi, ont presque perdu le nom d’eau. D’autres qui, faute de lieu, ne peuvent avoir de telles fosses, font des puits et des cavernes souterraines là où se deschargent ces pourritures, et il faut de temps en temps les curer.

Icy il est à remarquer que l’eau courante d’un fleuve n’est pas reçue légalement pour la purification dans un bain et qu’il faut tirer de l’eau dans un puits, tchah '^. La raison de conscience est

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