‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 167 sur 276 · Riazy, ^\}j · texte numérisé non relu

Riazy, ^\}j

7. Ebkam, les décisions basées sur les calculs astrologiques,

Pour ce subject, ils calculent chaque an leur takoim^ (éphéméride), là où, comme dans notre armenak, ils mettent leurs prédictions, d’ordinaire de mesme esloffe que les nostres et encor plus. Le curé de Vilamont ou Jacques Petit le Troyen ne gaigneroientpas icy leur vie pour y avoir trop de cette vacation L

Le roy chaque année dépense plus de vingt mille tomans pour entretenir ses astrologues, monagem, qui sont tousiours auprès de luy avec leur astrolabe pour prendre la bonne heure, l’ascendant, pour dominifier, et pour dire quand il est bon de s’asseoir, de se lever, de partir, de manger, de se coucher, de vestir telle ou telle couleur, de sorte qu’il est dans leur disposition absolue. Quelquefois^ retournant des champs, supposons par exemple de Chartres pour venir à Paris, ils le feront entrer par la porte Saint Honoré ou Saint Martin, en le faisant attendre en pied jusques à ce que l’instant de la constellation nécessaire soit arrivé.

Ils travaillent les astrolabes mieux que nous en France ; ils ont des destoiirs^ ou plats de formes divisés et subdivisés pour promptement tirer les cercles des astrolabes ou les i7ioiikanlaré almkantarat^ ou cercles de progression ; ils sont de un à un, nesphk, ou ils sont de deux en deux; soultsi\ de trois en trois, kromsP de cinq en cinq, soudsi^, de six en six. Les termes

Page 1