‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 185 sur 276 · Dolama, veste de drap portée par les jannissaires · texte numérisé non relu

Dolama, veste de drap portée par les jannissaires

ô. Firouzèh, la turquoise, Les turquoises ne proviennent point de Firouz

Koul), comme le prétend le P. Haphaël. « La turquoise, dit Tavernier, ne se trouve

qu’elles se prennent en une montagne appelée Phirouzkou, vers la mer Caspie, tirant vers les Kolmaqs.

Il se trafique encor de perles^ mourvarid' , lesquelles se pesclient dans l’isle de Baliren, qui appartient aux Persiens, qui l’ont prise sur les Portugois et pour avoir la paix, iceux laissent pescher paisiblement ces margoullodoros'^ . La Perse a faict contracl de leur donner la moitié de la douane du Bender Congo en Perse, de plus, quelques chevaux par chaque an. Mais à présent que les Portugois n’ont plus de force sur ces costes, l’on se moque d’eux et l’on ne veut plus rien leur donner, si ce n’est quelque peu de chose, et encor cà la faveur de mille prières et bassesses qu’il leur faut faire.

Pour les diamans, ils viennent du Golconda aux Indes. Les pescheurs de perles et les chercheurs de diamans sont les plus pauvres et misérables conditions d’hommes du monde, ils guignent à peine du pain tout sec.

Pour les perles, la saison venue, un riche marchand mettra en mer quantité de barquettes; ces pauvres pescheurs ramassent les conques, sedep ; puis en ayant faict des monceaux, ils les laissent pourrir; puis ils les ouvrent au hasard de rencontrer ou

que dans la Perse et se lire de deux mines; l’une qu’on appelle vieille roche, à trois journées de Meched, tirant au nord-ouest, près d’un gros bourg nommé Nichnbour : l'autre que l’on nomme la nouvelle, qui en est à cinq journées. Celles de la nouvelle sont d’un mauvais bleu tirant sur le blanc et peu estimées, et l’on en prend de celles-là autant qu’on en veut pour peu d’argent. Mais depuis plusieurs années, le roy de Perse défend de fouiller dans la vieille pour tout autre que pour lui... » Voyages, t. II, p. 358.

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