Zerguer, orfèvre, jfjj
Messeguer qui sont comme poesliers, travaillant seulement en cuivre. L’on peust dire qu’il nous surpassent en leur travail et en dextérité à faire nolbequi* (assiette), sini^ (bassins), digne'' (marmites), lavé ® (poésies), et en un mot toute sorte de vaisselles si bien faictes qu’il n’y reste rien à reprendre. Après le marteau, ils les tournent au tour.
Puis les rouiguer^, qui sont estameurs avec l’estain pur; les estameures sont blanches, polies à merveille, beaucoup mieux que en France, et ce, par le moïen du sel ammoniac qui vient icy des Indes à présent, à quelque dix huit francs la libvre. La coutume icy est de n’avoir d’autre vaisselle que celle de cuivre, que l’on faict reblanchir de temps en temps par ces pauvres gens qui viennent dansles maisons travailler. Si la vaisselle est un peu grasse, à cause que l’estain ne prendroit ny ne s’estendroit que par grumeaux, ils font une lessive de soude dite icy kehal\ puis avec du sable, avec leurs pieds, ils tournent et virent par exemple sur un bassin mis en terre, tant que la peau des pieds leur soit usée de moitié ; ensuite ayant bien éclairci ce bassin, ils le lavent pour le nettir, puis le mettent bien chauffer sur un feu de charbon, tant que, espanchant du sel ammoniac dessus bouilli et séché auparavant, il commence à brusler et eslamer la pièce. Lors, ils continuentleur feu tant que, appliquant del’eslain mis en petites bandes bien tenues, le bassin le fasse fondre, puis promptement, avec un petit bouchon de colon neuf, ils estendent cet estain, qui s’unit et se polit à merveille.
Kachi pez ® ou potiers de faïence. Ceux cy surpassent encor