Zèhguir, liUér., qui saisit la corde
corde, tchellé\ L’adresse et force de l’archer paroist lorsqu’il peut courber tellement l’arc qu’il fasse, ayant esloigné de soy l’arc de la longueur du bras gauche, venirla corde à son oreille. Icy, l’adresse à tirer de l’arc est estimée ; le roy, en esté, faict dans la place publique mettre sur le haut comme d’un mast de navire une coupe d’argent, puis dix ou quinze des plus grands delà cour bien montés, bride abattue, à toute poste, se suivent l’un l’autre ; il faut qu’ils passent ce poteau, puis sans arrester le cheval, se tournant un peu le corps, qu’ils tirent par dessus l’espaule leurs flesches pour abattre cette coupe d’argent. Le deffunct roy ne manquoitpas du premier ou deuxième coup de l’abattre; cette année passée, ce fut le nazer. La pluspart des flesches en approchent de la longueur de la gaule du puits, aussi bien que nos tireurs de papegau ou parcois en France. Garde d’estre là où ils donnent, non pas là où ils visent.
Tirgiier^^ faiseurs de flesches, lesquelles pour la guerre ont comme de petites lances coupantes et aigües au bout, mais pour tirer au blanc, elles ont des bouts de fer fort émoussés.
Chïchèguer ^ : les verriers nonobstant la pénurie de bois ne laissent pas de travailler, mais non pas continuellement, car ils allument leur fourneau lorsque les pilevers ou ramasseurs de de verres ou bouteilles cassées leur en ont apporté une suffisante quantité ; car de fondre du verre, c’est-à-dire le faire de nouveau, icy en Ilispan il ne tourneroit pas à compte, le verre neuf se faisant à Chiraz de pierre et de soude, car là le bois est à meilleur marché. Donc icy, ils ne font que refondre ce verre là, et ce avec du diremné'"^ qui est comme la brande de nos païs. Ils mettent le verre à mesme le fourneau et non pas dans un creuset ; ce feu, qui n’est que moitié fumée et meslé de cendres voltigean-