‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 197 sur 276 · Derriiènèh, la plante appelée Arlemma santonica, Jûtji · texte numérisé non relu

Derriiènèh, la plante appelée Arlemma santonica, Jûtji

tes, faict que ce verre devient, de blanc et clair qu’il esfoit, demi noir, plein de pailles et de vessies. Aussi ne faict on icy que des bouteilles, car de ce beau verre pour se contenter de la vue d’une belle couleur de rosée de septembre, icy ce n’est point l’usage ; aussi ces marmiteux cy ne le méritent ils pas.

Cette vacation de verrier ne suppose pas naissance de gentilhomme comme en France, ceux cy estant icy, comme le reste, de la lie du peuple.

*, lapidaire, qui avec peu d’instruments ne font pas aussi grand chose qui vaille. Ils composent leurs roues de lacque ou cire d’Espagne pulvérisée avec de l’émeri mis en poudre, un tiers de lacque, deux tiers d’émeri. Le bon émeri, sembadé^, vient de l’Inde; le moindre et plus mol vient de Niris en Perse.

Nedggar^, menuisier. Ils ne travaillent pas mal, particulièrement à faire de grandes fenestres en compartimens comme de vitres, des portes et fenestres. Le plus beau bois dont ils se servent, est le tchenar*, qui est fort dur et marbré, le noyer avec ; de chesne, cormier et poirier, ils ne servent point. Ils travaillent tout assis, sans estau, sans valet pour tenir leur planche à raboter, sans fiche pour l’ar rester, ayant seulement un petit piquet en terre pour arrester ce qu’ils rabotent ; ils le tiennent avec leurs pieds comme avec les mains, car ces gens icy mettent tout en ouvrage et besogne delà main gauche; ils tiennnent leur bois en l’air, et de la droicte ils poussent le rabot, qui n’est pas comme les nostres ouvert parle milieu, mais par le coslé, comme en France est le guillaume. Leurs scies à main surpassent en bonté les nostres, et elles sontfaictes comme nos écohinnes. Ils n’ont point icy l’herminette, le chevalet, etc., mais ilsseser-

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