‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 218 sur 276 · Thelèsm, talisman · texte numérisé non relu

Thelèsm, talisman

temps de l’opposition, moukabelé\ de la conjonction, echtema’^, et du regard, nazer ^ desplanettes qui leur sont (appro-

priées) ; sur icelles, ils gravent des caractères, des nombres, etc., de mesme que nous les avons en Cornélius Agrippa, le diable, eblis°, les ayant aussi bien icy pour escoliers que nos nécromanciens, gadoudguer^ . Les moiiliias de leur costé escrivent aussi en de petits papiers des passages de TAlcoran, et ces gens cy superstitieux se pendent au col, au bras d’ordinaire, de telles béatilles, mesme au col des chevaux, affin qu’ils se le rompent plus facilement, au col des béliers et des taureaux de combat, aflin qu’ils demeurent maistres du champ.

Tabir, tefsir’', explication des songes. Icy, l’un de ces matois aura un grandissime libvre peint de divers marmousets, bestes, hommes et païsages , le tout comme en confusion telle que l’on les voit la nuit, lorsque l’âme destituée de ses cinq sens extérieurs, ne faict que ravauder les espèces de la réminiscence, hafazé^\ celuy-cy, quiconque luy dit son songe, incontinent il va tourner la feuille de quelque peinture approchante et luy dit : « Vous avez vu cela et cela; cela prognostique telle chose, » et la vérité de tout ceci revient à quelques kasbequis qu’il retire des dupes.

Estekaré'^ ; ceux cy le prennent au spirituel. Ce sont les gros moulnas de saincteté cognue, auxquels l’on s’adresse pour sçavoir la bonne ou mauvaise issue d’une affaire. Geux-cy, la chose leur estant proposée, après quelque légère prière marmottée

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