Istikharèh, action de consulter le sort
entre leurs dents, avec toute vénération, prennenU’Alcoranetnon point d’autre libvre ; ils l’ouvrent au hasard, puis ils lisent ce qui leur tombe sur la veue sans élection, comme laissant agir librement la motion divine. Le premier verset, ahié ‘, qu’ils rencontrent, si c’est un commandement affirmatif, amre'^^ la chose est bonne à entreprendre et aura une bonne fin; si ce verset se treuve estre commandement négatif, nehi^, la chose est périlleuse et mauvaise, — et cette façon de procéder va par la conscience de religion. Aucuns pour rompre un marché arreslé, faussent leur parole et diront : « J’ay fait tirer Yestekaré^ dest, nedade^. » 11 a y encor d’autres manies sur ce subject ; un More voulant faire un pas en avant ou en arrière, prendra son chapelet en main ; il dresse son intention de sçavoir ce qui est le plus expédient, puis en fermant les yeux, de l’autre main avec deux doigts, comme un preneur de mouches, il prendra en bas le premier grain de son chapelet, qui sont faicts de la terre du sépulcre de Mohamed, et icy pour l’ordinaire de la terre de la fosse de l’imarn Keza enterré à Meched, ville principale de Corasson, puis selon le nombre pair ou impair qu’il se sera proposé, il entreprendra ou laissera l’affaire.
Monagemon ^ astrologues. Ils disent encor la bonne et mauvaise heure, aaat nik ou bed^ . pour vestir un habit neuf, entrer en telle ou telle habitation neufve, de sorte que ces vesvus (scrupuleux) n’entreprendront presque rien que dirigés par ces rubriques ridicules, qui néantmoins en cepaïs sont grands mystères de reqiieste, car icy les plus réservés, doctes et autres, après quelque conversation d’un Franc qu’ils cognoissent akel^,