‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 226 sur 276 · Qaissy, chemsy · texte numérisé non relu

Qaissy, chemsy

senteur que les nostres; pour le goust, aucuns ne leur cèdent point, aucuns en ont moindre. Ceux qui ne sont pas entés s’appellent heilenderi'^ et sont comme des prunes ordinaires, toutefois un peu fades. Mais leurs arbres ne manquent point de charges pour les entes ; cela est casuel, à cause des froids et des neiges qui viennent et durent tard, de sorte que icy en Ilispan nous avons bien les neiges et elles dureront j usqu’au 28 mars , et ainsi adieu nos abricots.

Alou balou (cerises). Il y en a icy quantité, mais ce n’est que du bois. Elles n’approchent point de nos griottes, non plus que les gilas- de nos bigarreaux.

Sip ^ (pommes). 11 s’en treuve encor, mais en Normandie, les cidres en consomment de meilleures. Les plus estimées icy sont les azaechi \ Ces gens ne croient pas qu’il y en ait dans le monde de pareilles, et cependant nos goras^ en France en mangent de meilleures. Elles sont comme approchant delareinette bastarde.

(poires) : il s’en treuve d’assez bonnes, que leur petite quantité faict, comme je croy, treuver encor meilleures.

iN'^ar’ (grenades). Il s’en treuve assez d’aigres et de douces; les bonnes viennent de Yczde.

Alou* (prunes) ; il y en a peu qui vaillent. Ils en ont une sorte, aloiitché, qu’il faut manger toutes vertes; la disetteles faict passer.

Engure (raisin). Il s’en treuve qui n’est pas mauvais de différentes espèces, qui chacune a son nom : Koupai^ Chirazi,

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