I. Dèroou, moisson
d’autres les dalles, corma\ selon les provinces, et ce pour vivotter et non pas à en faire litière.
Icy en Hispan, les melons qui s’y mangent tout le long de l’année (mais la grande abondance est en juillet et en aoust), sont en telle abondance que, sans hyperbole, il ne s’en mange pas tant en toute la France que icy en Hispan ; tel en mangera à son repas trois mons^% qui sont trente-six libvres, sans se trouver incommodé. Les premiers melons, qui sont appellés guermek^, sont insipides, mais la populace les croit de grande utilité pour la santé, ainsi que leur font accroire les médecins, tebih\ qui y treuvent bien leur compte. Les autres, qui se suivent d'espèce en espèce, ont divers noms, hmaheli, Abedini, Kourou/à, Agemabatf% etc., tous ayant le nom de karbezé^, melon. Le soin qu’ils prennent de les cultiver est indicible : à chaque pied ils ne laissent qu’un seul pour meurir, estant tousiours les moindres tout verds et non meurs, na residé\ qu’ils apportent en ville vendre, qu’ils appellent gombïzé^ ^ qui se mangent comme kriaP, concombre, en enlevant la seule peau de dessus ; car de les mettre par petites tranches et les battre avec du sel, des espices et du vinaigre entre deux plats pour en ester l’eau, cela ne se faict point icy. Ils se contentent de les manger cruds comme les poires, deux ou trois, et ce sans s’en treuver mal.
Pour des zerdalou^’' (abricots), icy il s’en treuve quantité de diverses espèces, kailsi, chamsi^', mais non d’une si grande