‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 228 sur 276 · Maghz, pulpe, ÿu · texte numérisé non relu

Maghz, pulpe, ÿu

frappant dessus avec le manche d’un Cousteau assez dextrement.

Nai'inge^ (limons, oranges, citrons). Ils en ont aussi assez, et de ces derniers, il s’en vend beaucoup d’exprimé, ce suc s’appellant ab limon - (eau de limon).

Corma^ (datte). Ils en ont vers la coste du Sinus Persicus, la grande abondance estant vers Ballou et l’Arabie adjacente.

Bèk"' (coignassiers) ; leurs fruicts sont meilleurs et plus doux que les nostres, car ils se peuvent manger au Cousteau là où des nostres il n’en faut point parler, à moins que de les mettre en compoute dans une cloche, enterrés dans le braisier.

Cheftahm^ (pesches). Elles n^approchent point des nostres, si ce n’est que en grosseur elles les surpassent, et non point en odeur et en goust.

Heulon^ sont ce que nous appelions presses, pavies. Icy ils sont d’une grosseur extresme et d’un goust passable.

(câpres). 11 s’en treuve assez, mais toutes sauvages, qui viennent d’elles mesmes, kodroiih^. A Gênes, l’on ne confit que le bouton; icy pour ne rien perdre, on confit encor le bout des branches, qui est tendre.

Voilà pour la pluspart des arbres fruictiers. Pour ceux qui ne portent point de fruict, comme les chesnes, les fouteaux, les trembles, il s’en treuve en quantité vers le Mazanderon ; icy il y a seulement les tchenar, qui sont grands arbres et gros, ayant l’escorce toute lisse; leur bois est fort dur et marbré et fort beau en ouvrage. En outre, il y a le tremble, duquel l’on faict des ais de bois blanc, qui est icy fort en usage, quoyque fort

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