Khod rou, qui pousse spontanément
ESTAT DE I.A PERSE
mauvais, car une espèce de vers appelés malmgené'^ mangent les fenestres et les portes auxquelles l’on ne touche pas souvent.
Après les arbres, mettons les fleurs de Perse, que dans nos païs l’on extolle tant. Icy ils ont quelques tulipes, sKzan^^ jausnes et rouges, lesquelles l’on chasse de nos parterres comme le chiendent; d’en voir icy de drap d'or, de panachées, que mesme à peine peut-on souffrir en nos jardins, ce seroit un toiihfé^ (chose rare et digne de présent). Us ont de l’amaranthe, des pieds d’alouette, zahon der lafa\ des gerouflées, cheb boif% des œillets, keranfoure^ , des œillets d’Inde, des lis blancs et rouges, zembak\ et autres petites florettes comme pasques, narkess*^ etc., qui se treuveroient dans le jardin d’un coq de paroisse en nos païs et qn’un Aoriste tiendroit à déshonneur que l’on vist dans son jardin.
De taulpes, icy il n'y en a point ; la terre dure comme tuf ne leur permettant pas l’exercice de leurs pieds et de leur museau.
Zebzii'^ (herbes potagères), sont les mesmes que chez nous. Leurs laictues, kahoii^^ sont comme noslaictues romaines. D’en avoir à pommes, de mignonnes, à feuilles de chesne, il n’y en a point, et si de France l’on nous en envoyé qnelque graine, la première année, comme se ressouvenant encor de lenr origine, elles viendront telles quelles, mais leur graine, l’an suivant, comme celle du païs, se conforme an terroir, de mesme que les