Sefer
coiitrasles des uns avec les autres, est l’arbitre, mommeieze', de tous.
Rahdar- (garde de chemins). Icy en Perse, il n’y a pas de grandes douannes, cà la réserve du Bender ou port de mer du Sinus Persicus pour passer aux Indes, car Là, ce que l'on prend d’allée et venue sert à faire enchérir d’un dixiesme et plus les marchandises.
Ces rahdars, constitués d’ordinaire aux lieux des passages nécessaires, aux anfracles des montfignes là où il faut passer par nécessité, ont esté institués pour garder les chemins. Pour ce subject, ils prendront peu de chaque charge et de chaque cheval de bast, mais tout cela est peu et sans tyrannie. Ils sont assez fréquens sur les chemins, qui, icy en Perse, sont des destroits par lesquels il faut passer de nécessité, de sorte que la Perse est une très grande prison d’où l’on ne peust pas eschapper et s’enfuir, supposé qu’il y aie recommandation de vous arrester.
Les voïages d’un mois, de deux ou trois mois, n’estonnent pas tant qu’un voïage hors de Paris, pour la préparation duquel de grandes résolutions sont nécessaires à prendre. La dépense n’est pas aussi si grande, car de loger une fois là à table d’hoste, payeroit icy la dépense de bouche pour une semaine et plus. L’on porte son pain et son eau, pour se refociller un peu, mais non pas pour vivre.
(pavillons). Ceux qui sont plus que du commun et qui peuvent faire cette dépense, les tendront le soir pour se reposer un peu et se mettre à l’ombre, mais la nuict approchant, l’on les lève et les plie, estant l’ordinaire de coucher sur la dure, à l’enseigne de l’estoile et d’ordinaire, dans quelque cimetière, s’il s’en treuve, entre les fosses, cette peur et terreur panique d’es-