‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 247 sur 276 · Yebousset · texte numérisé non relu

Yebousset

enfans, ains à nostre façon, ils les font couper avec des ciseaux et les exemptent de ce sort commun; ou bien, si l’on veut faire instance que l’air du pais influe sur ce beau vernis, disons que les enfans des Francs tiennent encor dans leur race quelque chose d’Occident qui les dispense de celte règle commune.

La coustume du pais a fort bien pourvu à cet incident, qui est de faire passer pour incivilité, hiadebi ‘, d’avoir la leste découverte, qui faict que jamais ils ne se descouvrent pour saluer. En présence du roy et des grands, c’est Là où il faut estre plus régulier à cette observance, et si quelquefois en esté, à raison de la chaleur, estant seuls ou avec des personnes moindres que eux ou leurs domestiques, ils estent leur saisse ou turban, pour se rafraischir la teste, s’il survient quelqu’un auquel il faut porter honneur ou respect, soudain ils se recouvrent la teste, et sur ce subject, ils s’entrecomplimentent : « Pour moy ne vous incommodez pas, etc. », en quoy ils s’entendent aussi bien que nous à s’entrejetter de l’eau béniste de la cour.

Zahon % la langue des villageois est différente de celle de la ville en quantité de mots, et quant à ceux qui leur sont communs, ils corrompent et changent tellement les dernières syllabes que cela paroist un bargouin que l’on ne peut entendre que à discrétion. Une vieille tradition, tevatour'^^ porte que un jour, quelques Arabes interrogèrent Morleza Ali, gendre et premier successeur ou lieutenant du Prophète, sur l’humeur prédominante des Persiens et particulièrement ceux d’Hispan. 11 respondit : drouQ gou*' (menteurs), pour gou (hâbleurs), ht morvet (sans charité, bienfaicl), bi vafa

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