‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 39 sur 276 · Tchehilminar, jU · texte numérisé non relu

Tchehilminar, jU

3. La ville de Bakou, Badkoiih . jSjb ou Badkoubèh sur le bord de la mer Cas-

pienne, à trois journées de marche de Chemakhy, a été fondée par Nouchirevan. Le château a été bâti par les princes du Chirvan.

de ces paroles turquesques : ondé mondé alla biliir hamdé, icy le dieu sçait où*. Les gens icy pensoient que c’estoit une énigme de thrésor caché dans ces mazures. Comme assiégés qui défont des pans de muraille entiers pour avoir une souris, ils ont ruiné et renversé quantité de belles antiquités là, pour en fouiller les fondements, et trouver ce qu’ils n’ont pu rencontrer.

Ce tchelminar, vers Chiras, a été basli par Ardechir, que dans LEscriptiire Sainte nous appelons Assuérus. Ceste grande ville où il habitoit et que nous disons Susan est Chuchan, vers Ilamedon , dans lequel Hamedon se voit la sépulture de Mardaka (Mardokée et Esther) en marbre blanc en un lieu fermé de portes ferrées; d’autres antiquités qui méritent pour estre immortalizées dans les histoires, il n’y a rien qui mérite la despense du papier. Retournons aux officiers de chaque ville.

Kelanter J^^de plus grand de la ville), est un titre donné du Roy. A iceluy sont adressées toutes les patentes du Roy, il est pour respondre et maintenir le droict des habitants lorsqu’ils sont trop foulés des vexations du qui est un officier

commis là par le Roy pour retirer les rentes du Roy et pour gérer toutes ses affaires. Celuy-cy prend à rente le territoire et, par conséquent, tire ce qu'il peut des subjects, ra'iet^^ pour satisfaire à sa bourse et à celle du Roy. 11 a l’œil sur tout ce qui regarde le bien du Roy, l’intérest duquel en apparence se présentant, vous voyez ce bon et fidelle serviteur animé d’un zèle du bien de son maistre, prononcer à pleine gueule, mal cha est^^ c’est le bien du Roy que je ne puis et ne doibs laisser perdre : vous diriez qu’il n’a là dedans d’autre intérest que celui du prince.

Mokteseb\ c’est comme un juge de police. C’est à lui de mettre

1. «jjlâ j jL <U]i aS>y> eJill II est îci ou là; Dieu sait où.

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