Douldoul, JjJj
EN l.’AN 1660
rocher qui empeschoit le ycrccA' (assaut), et la jettapar dessus sa teste; elle alla tomber deux cents pas par delà toute son armée, vingt des plus puissants et robustes de laquelle ne purent pas mesme l’esbranler ; laissons tous ces Amadis de Gaule.
Ali eut de Pliatmé deux eufans masles, l’un appelé Hassen, l’autre Iloussein. Cependant un Arabe puissant, nommé Mahoie^ s’estoit emparé de Damas, Choinn^, et là prétendoit se donner le tiltre de Mir el moumenin (prince des Croyants). Après sa mort, il laissa un sien fds à sa place, qui s’appelloit Yezidb qui continua à se donner ce tiltre, et comme Ali estoit mort, un jour, par force, il obligea Hassen de luy passer contract comme il ne prétendoit rien à la prélature, ce que fit Ilassen, mais les gens icy le nient. Ensuite Yezid dit à Hassen : « Puisque toy, qui es l’aisné, tu as renoncé, fais venir Houssein, ton petit frère afin qu’il en fasse de mesme. » Cependant Iloussein estoit dans la 3Iecque, là où Yezid ne luy pouvoit point faire force ; et là, Houssein estoit sans force ni pouvoir. Les habitants de Kouphé, ville d’Arabie, à présent toute ruinée, mandèrent à Iloussein que s’il vouloit venir en leur ville, que de tout leur pouvoir, ils l’assisteroient contre Yezid. Iceluy avec quelques cinquante Arabes, s’y achemina. Yezid, averti de cela, envoya à travers païshuit mille cavaliers pour luy amener cet Houssein. L’ayant environné dans le désert, ils luy dirent que Yezid le demandoit et qu’il s^’en vint avec eux et qu'ils ne le laisseroienl pas passer. Iceluy respondit : « Je n’ay que faire avec Yezid; si vous ne voulez me permettre d’aller à Kouphé, je m’en retourneray à la Mecque. » Eux, selon leur commission, luy dirent : « INi là ni à