‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 59 sur 276 · Yuruch, ^jji ce mot est turc · texte numérisé non relu

Yuruch, ^jji ce mot est turc

2. Moawièh, fils d’Abou Soufian, fondateur de la dynastie des Omeyyades

mourut à Damas, l’an 60 de l’hégire (679).

3. Cham, la Syrie : on désigne aussi sous ce nom la ville de Damas.

4. Yezid, fils de Moawièh mourut près de Hims, l'an 64 de l’hégire (683),

après un règne de trois ans et neuf mois.

la Mecque ; nous avons charge^ vif ou mort, de vous mener vers Yezid. » Alors ils luy coupèrent les eaux pour le faire ou périr de soif ou bien se rendre à leur discrétion. 11 demeura dix jours dans le désert (à tirer la langue d’un pied de long. Au bout de ce temps, comme un désespéré, il se jetta à la traverse de celte multitude pour cschapper en se battant. Là il fut tué, sa teste fut coupée (son corps restant la proye des chakkals), et portée avec son petit fds, qui pou voit avoir quelque trois ou quatre ans, à Damas. Ceux-cy disent que la bouche de cet enfant estoit un fleuve d’éloquence pour reprocher à ce parricide Yezid le crime qu’il venoit de faire par le meurtre de son père.

Icy, durant dix jours, se faict la lamentation de cette tragœdie ; les gueux [geday, prenant occasion de ceci pour faire leurs vendanges, se mettent nuds jusques à la ceinture, se noircissent le corps, les bras et la teste, comme diables et merdeux, et des pierres à la main, vont le long des rues chacottants comme pour faire le Irik trak aux loups, criant : lloussein, Houssein. Cependant, ils ont avec eux quelque autre couëre qui ramasse les bribes de pain ; les petits moulnas ou pédants de A. B. C., dans les carrefours, mettent une chaire avec un lapis, quelque enseigne ou guidon, là où sera peinte l’espée d’ Ali ou un lion et un soleil d’or naissant sur son dos, qui toutes choses sont de grands hiéroglyphiques. Là, le soir, ils amassent le quartier, excitent le monde à pleurer la mort de Houssein, preschent l’excès de ce marlir, car un de ces beaux saincls, après avoir faict son possible pour vendre bien cher sa vie et ayant succombé par force, non de volonté, à l’espée, ils l’appellent chehiil (martyr), lis vous contreferont de la voix et des gestes ce favori du ciel Houssein, qui se voyant blessé à mort prit de son sang dans ses mains, s’en teignit le visage et protesta contre ces assassins, en disant; En cet estât je m’en vais trouver mon grand pèreMoham-

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