‹ Estat de la Perse en 1660Chapitre 71 sur 276 · Teberruuk, iJ jZ · texte numérisé non relu

Teberruuk, iJ jZ

aussi des chapelets pour présents aux grands, desquels ils espèrent quelques Bazerouke». Ensuite, vous verrez cet homme tirer et pousser son petit tapis, kalitché\ tant qu’il soit au kablé^, vis à vis de la Mecque, et ce avec une anxiétude géométrique qui n’ose pas mespriser jusques aux moindres fractions dans son calcul. Iceluy, pour se montrer encor plus zélant à observer le vageb^ (point d’obligation), avec toute la précision possible, regardant les assistans, à\vd,^koub (est-il bien ainsi)? voulant ainsi réserver sa conscience aussi tendre que son palet. Ensuite, il prendra son oflabe^ (vase de cuivre plein d’eau), pour aller aux lieux, qui icy ne sont point avec un siège percé, mais seulement un trou en terre formé en long, d’un demi pied de large. Là, sur ses talons accroupi, (excusez, ce vilain nous rend vilains), après avoir faict et rendu plus qu’il n’a pris, il est obligé de se faire couler de l’eau le long des dernières vertèbres pour laver à belles mains son debbour^ \ ensuite par constitution légale, il faut qu’il fourre dans son podex deux doigts et fasse deux tours à l’entour de la veine coronale pour oster la matière fécale qui se seroit attachée à ces parois. Cela faict, le voilà pur de ce costé là, il revient ensuite vers la compagnie, s’en va à la haoiise ’ ou bassin plein d’eau, prend de l’eau dans le creux de sa main, se la verse sur le front, l’estend sur son visage, l’empoignant avec la main ouverte, qu’il ramène finir sur la barbe, et ce pendant, il gourmelle quelques paroles adaptées à cette purification. D’autres, de peur qu’il n’y aye quelque partie du visage où cette eau n’aye touché, se plongent comme

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