Zen, femme
car durant le voyage, [seplicr) ces gens cy se disent obligés en conscience de manger et de renoncer à leur loy extérieurement, quand ils se trouvent en péril de mort, d’honneur et de biens. Dans ces deux points, je trouve qu’ils ont plus d’esprit que les Turcqs, qui n'approuvent pas le premier, car pour le dernier, quelle apparence de se laisser tuer pour une méchante cause telle qu’est la leur? C’est autre chose pour la véritable, qui oblige de la maintenir aux dépens de qui il appartiendra.
Leurs prières d'obligation sont avant le soleil levé, avant midi, ou vespre,au soleil couché ; pour les deux premières et la dernière, ils s’en remettent à d’autres ; pour celle du jour, lorsqu’il y aura de la compagnie, c’est lorsque l’envie leur en prend, et quand au soir, c’est lorsqu’ils veulent eschapper à quelque travail, occupation ou arrest, car les ouvriers sont si faicts à cela que pour finir bientost la besogne, ils disent « Namaz ne kerdem ■’ (je n’ay pas faict ma prière), laissez-moi aller viste, le soleil se couchant, Namaz feoiit mkhevet" (le temps de la prière passera) ». Ce n’est pas cette mouche qui les picque, mais bien pour escamper.
Avant que de faire la prière, vous verrez Monsieur le pharisien qui se lèvera de la compagnie d’un visage modeste tout à fait introverti et dira : Yecte namaz est " (le temps de ma prière est venu). Alors, il estendra un petit tapis de feutre ordinaire ou de quelque estoffe simple, car d’ouvragée cela altéreroit la pureté de cette oroison. Là dessus, il jettera un petit palet, qui est faict de terre ou delaMecqueoudeMesched. Icy, ce sont les béatilles des Arabes retournant de ces lieux là qui apportent pour teberrouk^ (choses de dévotion) de telles choses, comme