Aigrit: irrite
838. Dévorer un affront : le faire disparaître aux yeux d'autrui en le renfermant en soi-même.
S3j). De fausses couleurs. Au figuré ; voir 4()3-
S |<» Quiconque... il. « Quand on a dit quiconque, il ne faut pas dire jï après, quelque distance qu'il y ait entre eux; par exemple : quiconque veut vivre en homme de bien doit... et non pas il doit... » (Vaugelas.) Mais, comme le l'ait remarquer Littré. il n'est pas incorrect quand la phrase est longue, et il faut nécessairement le mettre quand le
verbe principal est au subjonctif. Cf. La Fontaine (Fables, X, i3) :
Quiconque en pareil cas se croit haï des cicux, Qu'il considère llécube, il rendra grâce aux
|dieux.
— « Un homme qui sait la cour est maître de son geste, de ses yeux et de son visage:... il dissimule les mauvais offices, sourit à ses ennemis, contraint son humeur, déguise ses passions, dément son cœur, parle, agit contre ses sentiments. « (La Bruyère. De la Cour, 2.)
S41. Contretemps. Le sens de ce mot (accident inopiné qui déconcerte), qui d'ailleurs était encore assez nouveau, paraît avoir été. dans l'esprit de Racine. plus énergique qu'aujourd'hui, puisque, dans le vers suivant, un outrage est donné comme un exemple de contretemps. Il est vrai que. plus loin (v. 886), /.ares qualifie cet outrage de « léger affront », mais c'est en pensant à des malheurs beaucoup plus graves, qu'elle redoute pour les siens. — L'ssuie : supporte avec patience.