XIV RACINE
que le Koi lui témoigna quelque lroideur, et que son attachement à Port-Royal et ses relations avec les Jansénistes en lurent la cause. Aussi dut-il se défendre d'être janséniste dans une longue lettre1 à Mme de Maintenon ( 1(198). Il n'en avait pas moins payé sa dette de gratitude à la maison qui avait abrité son enfance, en écrivant un Abrégé de l'histoire de Port-Royal. Il est vrai que l'ouvrage ne fut publié que longtemps après sa mort.
Il mourut à Paris, le 21 avril 1699, d'un abcès au foie. Il avait demandé par testament à être enterré à Port-Royal, aux pieds de son ancien maître Hamon. Son corps fut exhumé en 171 1, après la destruction de l'abbaye, et transporté dans l'église Saint-Etienne: du-Mont. La pierre tumulaire où était gravée son épitaphe, composée par Boileau, ne fut retrouvée qu'un siècle après, dans une église de village où elle servait de dalle. Elle est allée rejoindre les restes du poète.
XIII. Œuvres diverses de Racine. — En dehors des ouvrages de Racine- dont nous avons eu à parler au cours de cette notice, il faut encore citer, en vers : une Idylle sur la Paix, une traduction des Hymnes du Bréviaire Romain, des Cantiques spirituels composés pour Saint-Cyr, et quelques Épigrammes ; en prose : le discours qu'il prononça à l'Académie française pour la réception de Thomas Corneille. Celui-ci succédait à son frère Pierre. Racine honora la mémoire de Corneille, et s'honora lui-même, par les pages immortelles qu'il consacra à l'éloge du grand homme dont il avait été le glorieux émule.
1. Voir plus loin, p. XI. VIII. un lac- complète de son Théâtre. C'est la der-
simile des premières lignes de cette niére qu'il ail revue, et celle, par consè-
lëttre. quent, dont le texte a le plus d'autorité.
a. En 1697. Racine donna une édition
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