ACTE II, SCÈNE III
Et que dans les tourments ils laissèrent la vie.
Mais ee sujet zélé, qui, d'un œil si subtil 535
Sut de leur noir complot développer le fil,
Qui me montra sur moi leur main déjà levée.
Enfin par qui la Perse avec moi fut sauvée;
Quel honneur pour sa foi, quel prix a-t-il reçu?
ASAPH
On lui promit beaucoup : c'est tout ce que j'ai su. 54o
O d'un si grand service oubli trop condamnable!
Des embarras du trône effet inévitable!
De soins tumultueux un prince environné
Vers de nouveaux objets est sans cesse entraîne.
L'avenir l'inquiète, et le présent le frappe; 545
Mais, plus prompt que l'éclair, le passé nous échappe.
Et de tant de mortels à toute heure empressés
A nous faire valoir leurs soins intéressés,
Il ne s'en trouve point qui, touchés d'un vrai zèle,
Prennent à notre gloire un intérêt iidèle, 55o
Du mérite oublié nous fassent souvenir;
Trop prompts à nous parler de ce qu'il faut punir!
vient d'aboutir la maladie du cardinal ne le développe. On dit aujourd'hui :
de Retz. débrouiller les fils d'une intrigue.
e, . . 53«. -Sa foi: sa fidélité; voir 3;.V —
o34. De quel... et que. Pour ces deux /v/v vbirio5
constructions différentes, voir a;4-2;5. -^ Embarras du trône : que cause la